Zeghmati : « L’Algérie est un Etat souverain et libre d’appliquer la peine de mort »

Zeghmati :

Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Belkacem Zeghmati, a affirmé, jeudi à Alger, qu' »il n’y a aucun empêchement, ni au niveau local, ni au niveau international, d’appliquer la peine capitale », ajoutant que l’Algérie « est libre et souveraine et la peine de mort sera appliquée, en cas de nécessité ».

Répondant aux interventions des députés de l’Assemblée populaire nationale (ANP) lors d’une plénière présidée par M. Slimane Chenine, président de l’APN et consacrée à l’examen du projet de loi relatif à la lutte contre le kidnapping, M. Zeghmati a fait savoir que « l’Algérie est un Etat souverain et libre d’appliquer la peine de mort », soulignant qu' »il n’y a aucun empêchement, ni au niveau local, ni au niveau international, d’appliquer la peine capitale, en cas de nécessité »,

La législation nationale, notamment en son volet pénal, est « l’une des caractéristiques de la souveraineté nationale car ayant un lien direct au maintien de l’ordre public, un exercice de souveraineté », a expliqué le ministre.

« Jusqu’à ce jour, l’Algérie n’a signé et n’a ratifié aucun accord ou convention ou traité internationaux interdisant le recours à la peine capitale, qu’il s’agisse de législation ou d’exécution », a-t-il déclaré, soulignant que la recommandation de 2007 de l’Assemblée des Nations unis « n’est pas contraignante car étant une obligation morale et éthique uniquement »

Rappelant « l’existence d’un débat national et international entre partisans et opposants de l’exécution de la peine de morts et à chaque partie ses arguments », M. Zeghmati.

Le ministre a soutenu, par ailleurs, que la prévention contre les crimes de kidnapping « est la responsabilité de tous exigeant la conjugaison des efforts de tout un chacun, à commencer par la famille, l’établissement éducatif et les différentes institutions de l’Etat et ce afin de surmonter la situation d’inconfort auprès des parents qui se sentent obligés d’accompagner leurs enfants dans leurs déplacements à l’extérieur de la maison ».

Insistant sur l’impératif de « ne pas justifier les crimes d’enlèvement par des facteurs socio-économiques », M. Zeghmati a fait savoir que « le fléau de la drogue est à l’origine de ce crime étranger à notre communauté ».

Pour rappel, les interventions des députés de l’APN ont porté sur « l’impérative application de la peine capitale à l’encontre des auteurs des kidnapping et ce dans le souci de mettre un terme à ce type de crimes ».

Par ailleurs, le ministre a présenté un exposé sur les ateliers importants soumis au débat dans le secteur de la Justice à l’instar de la révision du système carcéral et le recours au système de comparution immédiate, outre les mécanismes d’intégration sociale des détenus ayant purgé la durée de leur peine.

APS

Colloque MDI