Ferhat Ait Ali : « Le chiffre d’affaires du complexe El-Hadjar ne dépasse pas les 30 milliards DA »

Ait Ali :

« Le chiffre d’affaires du complexe El-Hadjar ne dépasse pas les 30 milliards de dinars, ce qui est très peu », a déclaré le jeudi 10 septembre 2020, le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham, lors de son passage au quotidien arabophone Chaab.

Le ministre a précisé que le complexe a besoin de réaliser un chiffre d’affaires de 50 milliards de dinars pour atteindre un taux d’équilibre et créer de la valeur ajoutée pour faire face à ses dettes.

A noter que le ministre de l’Industrie a affirmé, lundi dernier, lors d’une visite de travail dans la wilaya d’Annaba, que son département étudiait la possibilité de rééchelonner les dettes du complexe sidérurgique d’El Hadjar pour le sortir de la situation difficile dans laquelle il se trouve.

Cahier des charges pour l’importation des véhicules et le montage automobile

Le ministre a indiqué que la controverse autour du cahier des charges pour le montage automobile et l’importation des voitures est fabriquée par les parties prenantes, selon le même média.

« Nous avons donné aux clients le cadre juridique et ils ont pu obtenir une accréditation dans un délai d’un mois », a-t-il souligné.

Il a ajouté que le gouvernement ne cédera pas sur les conditions édictées dans le cahier des charges pour l’importation des véhicules et l’industrie du montage automobile.

Le ministre a indiqué que certaines parties tentent d’imposer des conditions frauduleuses sur une base technique.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que son département étudiera tous les mécanismes pour relancer l’Agence nationale du développement de l’investissement.

« Nous mettront fin à tous les obstacles auxquels l’agence est confrontée et nous envisageons d’accorder un financement interne à l’agence », a indiqué le même responsable.

Pour rappel, l’Association de protection et orientation du consommateur et de son environnement (APOCE) a appelé hier mardi, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, à l’assouplissement des mesures pour permettre aux citoyens d’importer des véhicules.

« Nous exigeons une libéralisation du marché et des mesures d’assouplissement pour permettre à chaque consommateur  d’importer une voiture », a indiqué l’APOCE dans le même communiqué.

L’association a ajouté que « ni les conditions économiques ni les mesures prises ne permettront de satisfaire les besoins dans ce domaine au moins avant la fin de l’année ».

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