Aéroport d’Orly : Quand des ministres algériens étaient espionnés au profit du Maroc

Aéroport d’Orly : Quand des ministres algériens étaient espionnés au profit du Maroc
Photo Le Parisien, aéroport d'Orly, Paris, France, 18 mars 2020

Le journal français Le Parisien a révélé lundi de nouveaux rebondissements dans l’affaire de transmission de renseignements confidentiels concernant des passagers dont des responsables algériens au profit du Maroc à l’aéroport Orly à Paris en France.

L’affaire a été révélée en septembre 2017 par l’autre média français Libération après l’arrestation d’un capitaine français de la Police aux frontières (PAF) de l’aéroport parisien d’Orly, soupçonné d’avoir fourni illégalement des informations à un agent des services de renseignements marocains, et qui a concerné aussi l’Algérie.

Le Parisien l’a qualifié d' »affaire d’Etats » puisqu’elle implique la France, le Maroc et aussi l’Algérie du moment que des ministres algériens ont été espionnés à l’aéroport parisien d’Orly desservi par la compagnie aérienne nationale Air Algérie.

Le capitaine de la PAF, renvoyé en correctionnel, a été dénoncé par un appel anonyme en juillet 2016. Son épouse, un agent des services de renseignements marocain, ainsi qu’un responsable d’une entreprise privée de sécurité travaillant à l’aéroport, ont également été poursuivis dans le cadre de cette affaire.

Selon le même média, le capitaine de la PAF a transmis « entre 100 et 200 fiches de renseignements confidentiels » concernant des voyageurs transitant par l’aéroport de Paris-Orly à destination du Maroc.

Lors de la perquisition du domicile du responsable de la société privée de sécurité, Driss, la police des polices française a trouvé « 27 notes de la PAF faisant le point sur le passage ou les rencontres de personnalités à Orly » dont « ceux de ministres algériens, qui semblent particulièrement intéresser leurs voisins marocains ».

Cependant, Le Parisien n’a pas fourni plus de détails à ce sujet mais a précisé que ce point « met à mal l’argumentaire de Driss, lequel se défendait devant les juges avoir agi « pour le bien commun » et avoir contribué ‘à sauver des vies' ».

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