Détentions arbitraires en Algérie : Des militants du Hirak manifestent devant l’ONU à Genève

Des militants du Hirak manifestent devant l'ONU à Genève en Suisse pour dénoncer les détentions arbitraires en Algérie. Photo on Twitter
Environ 300 militants proches du mouvement populaire « Hirak » au niveau de la Diaspora algérienne ont manifesté dimanche devant l’ONU à Genève en Suisse, pour dénoncer les « détentions arbitraires » en Algérie.

Une quarantaine d’entre eux, partis le 15 août de Chambéry dans les Alpes françaises, sont arrivés dimanche à Genève après un périple d’une centaine de kilomètres sur les routes et sentiers de randonnée. « La marche a été très éprouvante mais il y avait une énergie incroyable », a déclaré à l’AFP Assia Guechoud, la coordinatrice du mouvement.

Les autres Algériens, arrivés nombreux de France, les attendaient, sous le soleil, devant l’ONU, arborant de grands drapeaux algériens et scandant des slogans comme « La liberté on va l’avoir ! », « Libérez les prisonniers ! » ou encore « les généraux, à la poubelle ! ».

« On veut libérer l’Algérie de la junte militaire. J’ai envie que cela soit un pays démocratique au sens réel du terme, pas une démocratie de façade », a expliqué à l’AFP Rachida, arrivée de Strasbourg. Les militants ont également installé sur la place des Nations, située devant le siège européen de l’ONU à Genève, des photos de « prisonniers de conscience ».

Devant la foule, les marcheurs, chaussures au cou, ont lu une lettre adressée à Michelle Bachelet, l’ancienne présidente du Chili devenue en septembre 2018 Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme. Cette lettre dénonce les « violations flagrantes des droits fondamentaux du peuple algérien », dont les « arrestations et détentions arbitraires », et demande à Mme Bachelet de rappeler au gouvernement algérien « ses obligations juridiques internationales ».

Il ne s’agit pas de demander une « ingérence étrangère. Il s’agit de rappeler à l’Algérie les engagements qu’elle a signés », a lancé une des marcheuses, Yasmine Si Hadj, faisant allusion au Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU.

Algérie-Eco/AFP

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