En Afrique, le secteur des start-up de l’e-santé a enregistré une croissance de 56%

Le numérique, un potentiel de recettes fiscales pour les pays africains

L’Afrique s’est tournée vers l’e-santé, alors que la pandémie du Coronavirus met en lumière ce secteur en plein essor. Le nombre de start-up du domaine a augmenté de 56% au cours des 3 dernières années, et les investissements ont atteint un pic au premier semestre 2020.

Les technologies de la santé comprennent l’accès aux plateformes médicales, l’assistance numérique et le partage des informations vitales. Les médecins et les patients adoptent progressivement la télémédecine et d’autres outils numériques pour des consultations ou pour dispenser des soins depuis le début du Coronavirus.

Selon le rapport « High Tech Health : Exploring the African E-health Startup Ecosystem » de l’année 2020, le nombre de start-up actives dans le domaine des technologies de la santé sur le continent a augmenté de 56,5% au cours des 3 dernières années, avec 180 établissements actuellement en activité.

Parallèlement, les investissements dans ce domaine continuent de se multiplier depuis le premier semestre 2020, les start-up ayant recueilli plus de 90 millions de dollars. La moitié des fonds alloués à ce secteur depuis 5 ans a été versée au cours du 1er semestre de 2020, atteignant un record depuis le début de la pandémie.

L’Afrique, qui compte plus d’un milliard d’habitants, doit pouvoir contenir la Covid-19 et atténuer son impact sur la vie sociale et l’économie. Le système de santé étant plutôt précaire, l’e-santé contribue à alléger le travail des établissements en manque d’équipements et freine la propagation de la maladie sur le continent.

Le secteur des technologies de la santé en Afrique est donc propice à la création de start-up innovantes, d’autant plus que les défis liés à la fourniture de soins en période de crise sanitaire sont énormes.

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