Fin du Ramadhan et Aid El Fitr : Benbouzid évoque un confinement total en Algérie

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Un confinement total en Algérie durant les derniers jours du mois de Ramadhan et à l’occasion de la fête de l’Aïd n’est pas écarté. En effet, c’est la proposition suggéré au Premier ministère par le Comité scientifique et de suivi de la pandémie du coronavirus, a révélé ce vendredi le ministre de la santé Abderrahmane Benbouzid.

Dans une déclaration au site Santé Algérie, le professeur Benbouzid a indiqué que « nous avons fait une proposition au Premier ministère qui pourra aller dans le sens d’un confinement. La décision ne nous appartient pas ».

« Cela s’est fait, et se fera dans beaucoup de pays musulmans, et je trouve que c’est salutaire. La situation est tellement pénible et éprouvante, et ce n’est pas en rajoutant un confinement que nous allons avoir des problèmes. Je pense qu’il faut absolument qu’on mette tous les moyens pour éviter les rencontres et les regroupements. D’ailleurs, nous avons une expérience, tous les cas que nous avons eu à suivre, c’était à l’occasion des fêtes comme à Blida, Médéa », a expliqué le ministre de la santé, ajoutant que « l’Aïd El Fitr, c’est une occasion de regroupement familial et de possibilité de contagion c’est aussi une occasion pour les visites familiales et aux cimentières ».

Report des circoncisions collectives

Le ministre de la santé a fait savoir que les circoncisions prévues le 7e jour du mois de Ramadhan sont interdites et reportées car elle représentent un risque de propagation du coronavirus. « Bien entendu, nous ne sommes pas contre les circoncisions (…), seulement ce que nous ne recommandons pas, ce que nous interdisons, ce sont les circoncisions collectives qui se font dans les hôpitaux ou dans d’autres lieux. Ce qui signifie beaucoup d’enfants, des familles entières, des regroupements et donc des possibilités de contagion, ce qui est en contradiction totale avec les recommandations que nous donnons qui sont d’éviter de se rapprocher », et de respecter « la distanciation physique », a-t-il expliqué.

Pour Benbouzid : « Les circoncisions collectives sont susceptibles d’aller à l’encontre du renforcement des mesures que nous souhaitons prendre pour protéger la population. Ce n’est donc qu’un report de ces circoncisions. Lorsque la situation s’arrangera bien entendu, les circoncisions seront faites dans les hôpitaux, et les familles auront la joie de voir les enfants heureux ».

« Il faut que le port du masque soit obligatoire »

Sur le port du masque, le ministre de la santé a expliqué : « Nous insistons et nous ne cesserons jamais de le faire (…) Nous sommes dans une situation où nous connaissons un peu le virus, on arrive à stabiliser la situation. Mais le gros problème c’est le port du masque. Il faut absolument qu’il soit obligatoire, au moins sur les lieux de travail. C’est un bouclier, un rempart, une barrière qui empêche la propagation du virus entre une personne infectée et une autre qui ne l’est pas ».

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