Mourad El Besseghi : « Le PLFC 2020 donne plus de lisibilité à la rationalisation de la dépense »

Mourad El Besseghi
Mourad El Besseghi, Expert financier

Dans cet entretien, l’expert financier, Mel Besseghi s’exprime sur les différentes orientations contenues dans le projet de loi de finances complémentaire 2020 et donne son avis sur les décisions prises par le gouvernement. Il s’exprime aussi sur le dernier rapport du FMI concernant l’Algérie mais aussi sur les conséquences de la chute des prix du pétrole sur l’économie nationale.

Algérie-eco : L’avant-projet de loi de finances complémentaire (LFC) pour l’exercice 2020, destiné à dégager les financements nécessaires aux actions urgentes et prioritaires, a été examiné par le conseil des Ministres. D’abord quelle lecture faites-vous de cette LFC ?

MEl Besseghi : Il faut tout d’abord noter que cet avant-projet de LFC a été déjà présenté en conseil des ministres le 22 mars dernier, puis reporté afin de permettre aux différents départements ministériels d’apporter des révisions dictées par l’actualité et notamment la prise en charge des conséquences de la pandémie du coronavirus et des ajustements budgétaires nécessaires pour répondre rapidement aux besoins financiers urgents à mobiliser pour faire face à la crise sanitaire.

Le communiqué qui a été publié suite à cette réunion faisait clairement état de mesures retenues dans cet avant-projet. Certaines découlant des impératifs du moment et des nécessités de l’heure. A ce titre, il a été décidé que les équipements médicaux et produits pharmaceutiques seraient exonérés de TVA et de droits de douanes pour faire face à la demande croissante dans cette période particulière.

En termes de ressources, le repli brutal des prix des hydrocarbures ne devait pas être négligé même s’il devait conduire à une réduction du budget d’équipement et du budget de fonctionnement. Certains projets budgétivores ont été différés dans leur programmation, la facture des importations a été sévèrement réduite pour cadrer avec les moyens financiers qui seraient disponibles en 2020. La décision d’arrêter la conclusion des contrats d’études et des services avec les bureaux étrangers, est venue à point nommé car cela permettrait au Trésor Public d’économiser environ 7 milliards de dollars par an

Les décisions d’octroi d’une aide de 10.000 DA par foyer, les décisions d’aide aux entreprises économiques pour faire face aux difficultés d’exploitation et aux pertes de revenus qu’elles vont subir, sont autant de mesures qui n’étaient pas prévues originalement mais qui pèsent lourds dans la balance. Les aides à certains artisans et commerçants ciblés, les journaliers et autres personnes impactés durement par la crise vont alourdir la facture.

Le communiqué du 3 mai courant du conseil des ministres à l’issue du deuxième examen de la LFC 2020, confirme cette tendance et donne plus de lisibilité à l’orientation générale fondée sur la rigueur et la rationalisation de la dépense.

Il nous a été donné de lire dans la presse écrite et médias sociaux certains « demandeurs chroniques », des partisans d’ «il n’y a qu’a », des demi-experts et des faux sachants, garnissant certains plateaux de médias, réclamant des mesures importées et copiées allègrement d’ailleurs sur le chômage partiel, le financement participatif, l’abandon des dettes fiscales et parafiscales des entreprises, le report des échéances de paiement bancaires, etc… comme si l’Etat, disposant de moyens illimités n’y avait pas songé. Facile à dire lorsqu’on n’est pas sur le terrain, coupé de la réalité des politiques économiques, mais pas évident à énoncer pour celui qui connait, un tant soit peu, le contexte macroéconomique.

Pensez-vous que cette loi intervient au bon moment ? 

La loi de finances 2020 a été élaborée, débattue et adoptée dans un contexte particulier tant sur le plan économique que sur le plan politique. Force est de reconnaître qu’elle manque de profondeur et surtout de visibilité. Fortement controversée, compte tenu de l’instabilité qui a prévalu au cours de sa maturation, son contenu répondait plutôt à un souci d’apaisement du climat social qu’à la mise en place d’un véritable programme devant s’inscrire nécessairement dans la durée.

Après les élections présidentielles, l’installation d’un gouvernement, l’élaboration d’un programme d’action et son adoption par les deux chambres, il était quasi-inéluctable qu’on s’achemine vers une loi de finances complémentaire afin d’ajuster le budget prévisionnel de l’Etat et prendre en charge les nouveaux engagements économiques et sociaux.

Beaucoup de points ont été déjà annoncés, donnant les contours de cette LFC 2020. Mais en premier lieu, c’est l’augmentation du pouvoir d’achat des citoyens, qui a été vivement attendue, en particulier par la classe moyenne et vulnérable, suite aux glissades qu’a connu le cours de change du dinar par rapport aux principales devises et son impact sur les produits finis et les matières importées.

Le chef de l’État était surtout, attendu sur sa promesse électorale d’exonérer de l’Impôt sur le revenu global (IRG), les salaires inférieurs ou égaux à 30 000 DA. Autrement dit, l’absence de retenue de l’impôt sur les salaires de cette frange d’employés et pensionnaires, qui se traduira par un versement en net aux bénéficiaires d’un montant plus élevé équivalent à l’impôt qui aurait dû être versé à l’administration fiscale. En quelque sorte une augmentation accordée sur les fonds du trésor public sans aucun impact sur les charges de l’employeur.

Aussi, il convient de rappeler que le SNMG n’a pas été revu depuis une dizaine d’années alors que le dinar a connu des dévaluations successives par glissade progressive. Le FMI n’a pas cessé de préconiser une dévaluation conséquente pour aligner le change officiel à celui du marché noir en supprimant de facto le change parallèle et toutes les pratiques mafieuses qui découlent de cette ambivalence dans la gestion financière du pays. Il est évident que la mise en œuvre de telles mesures aura à court terme un cout social exorbitant et insoutenable avec un impact négatif certain et direct sur le pouvoir d’achat du citoyen. Le SNMG a été augmenté de deux mille dinars. Pas suffisant penseront certains qui attendaient plus, mais un effort considérable qui va être demandé aux employeurs qui seront invités à une tripartite très prochainement. Ces derniers vont certainement réclamer des contreparties et des mesures d’accompagnement en ces temps de pandémie ou tous les secteurs économiques ont été impactés.

On notera encore, à travers le programme du gouvernement et les différentes déclarations du président, une volonté pour exonérer de l’impôt les femmes au foyer contribuant à l’économie, la valorisation de la bourse octroyée aux étudiants notamment pour ceux des filières des sciences exactes et la promotion de la profession d’enseignant et de chercheur sur les plans matériel et social et l’octroi d’avantages plus motivants aux médecins et aux paramédicaux dans les régions des Hauts-Plateaux et du Sud, avec la suppression du service civil. Toutes ces mesures ont un coût que la loi de finances 2020 n’a pas prévu.

En dehors de cela, il a été affirmé que des adaptations sont à faire au niveau du budget, en vue de la révision de certains projets du budget d’équipement qui demeure le moteur de la croissance. Ayant connu une contraction significative de 20% par rapport à celui de 2019, le budget d’équipement 2020 s’est traduit par le gel de certains investissements alors que c’est généralement ce budget d’équipement qui tire le taux de croissance du PIB vers le haut. Ce taux de croissance qui a été prévu à 2,3% en 2019 et qui est estimé seulement à 0,7 % par le FMI, connaîtra une légère hausse en 2020 et 2021. La marge de manœuvre du gouvernement est réduite, d’autant que les coupes budgétaires dans le fonctionnement ne sont pas aisées à arbitrer et peuvent entraîner un embrasement du front social. Pourtant le budget de fonctionnement a déjà connu une première réduction de 20% lors de la séance du conseil des ministres du 22 mars 2020 pour rajouter une autre réduction ramenant ce taux à 50%/ Il faut reconnaître que cette contraction du budget de fonctionnement est très courageuse pour peu que le citoyen lambda adhère à la démarche. Elle devrait concerner les dépenses de fonctionnement des structures de l’Etat et ses démembrements. Un sérieux programme de communication et de sensibilisation doit être entrepris via les médias pour entraîner la cohésion générale autour de cette courageuse décision.

Les entreprises publiques dont le volume d’activité dépend en grande partie des commandes publiques auront des plans de charge assez chétifs pour l’année en cours. Les entreprises privées ont déjà passé une très mauvaise année 2019 et les perspectives 2020 sont moroses, selon les annonces faites par les représentants des corporations patronales du secteur privé.

Pour le secteur économique, la crise sanitaire actuelle vient rajouter son lot de complexité et de difficultés aussi bien sur la rentabilité et son impact immédiat sur le plan financier. Cet étouffement aura immanquablement ses conséquences sur le plan social et sur la consommation.

Au niveau des dispositions fiscales, la révision des impositions retenues pour les professions libérales considérées comme excessives, est en somme une réparation d’une injustice fiscale qui bat le principe de l’équité en brèche et remet en cause le fondement cardinal de la fiscalité « tous égaux devant l’impôt ».

En effet, les professions libérales (Avocats, médecins, comptables, notaires etc….) ont été très lourdement fiscalisés et arbitrairement imposés dans le cadre de la loi de finances 2020. Ceci a fait réagir tous les professionnels qui exercent les métiers du savoir pour demander leur réintroduction dans le régime du forfait qui convient mieux à la nature de leur activité laquelle est à prépondérance intellectuelle.

D’autres mesures sont également annoncées, telles que la mise en place d’avantages fiscaux en direction des start-up et des entreprises créatrices d’emploi, de même que le rétablissement de l’abattement de 50% au titre de l’IRG ou de l’IBS accordé aux entreprises physiques et morales exerçant dans les régions sud du pays qui existait jusqu’à fin 2019 et dont le renouvellement a été omis dans la LF 2020.

Pour financer tout cela, il va falloir puiser dans les bas de laine, dans les réserves de change, recourir au financement non conventionnel ou rechercher des financements externes.

 L’endettement externe bien qu’autorisé par les dispositions de la loi de finances 2020, semble poser le problème de la souveraineté du pays vis-à-vis de ses créanciers. Le peuple Algérien garde en triste mémoire les déboires avec les pays préteurs, le club de Paris et celui de Londres lorsqu’il s’agissait de lever des crédits dans les années quatre-vingt-dix pour financer l’approvisionnement des denrées alimentaires avec des emprunts à maturité courte et à coût exorbitant. Le quasi chantage auquel le pays avait été soumis durant cette période, le plan d’ajustement structurel auquel le pays a été soumis par la FMI avec ses conséquences dramatiques sur le plan social sont indélébiles dans la mémoire collective.

L’endettement interne par le recours à l’épargne a montré ses limites, avec le dernier appel à l’emprunt national pour la croissance économique qui a été littéralement un fiasco aussi bien par sa faible ampleur que par ses sources principalement composées par les banques et assurances publiques mais aussi que par l’usage qui en a été fait. Même en levant l’handicap du taux d’intérêt avec le recours aux sukkouks et autres instruments financiers islamiques, il serait très improbable que cette alternative de financement soit capable de mobiliser la masse monétaire qui circule dans l’informel et qui n’est pas oisive contrairement à ce que certains pensent, mais qui circule en dehors des circuits bancaires. Les souscripteurs d’un éventuel emprunt national ne se bousculeront pas au portillon.

Le recours à la planche à billets ou au financement non conventionnel maudit hier pourrait être remis sur la table avec des règles plus strictes. Beaucoup de pays utilisent ce moyen de financement adossé à un encadrement rigoureux. Le « quantativing easing » introduit par BENBENANKE ex-président de la réserve fédérale des Etats Unis, puis adopter par d’autres pays, était destiné à donner un coup de fouet à l’économie lors de la crise financière. C’est une technique qui nécessite un suivi draconien, pour éviter une spirale inflationniste aux conséquences dramatiques. Dans notre cas, sur les 6.500 milliards de dinars qui ont été imprimés, environ mille huit cents milliards dinars n’ont pas été utilisés. On prédisait à l’époque une inflation à deux chiffres, insupportable, mais force est de reconnaître que l’impact n’est pas aussi important qu’on le pensait. Cette masse monétaire peut être mobilisée pour couvrir le déficit de la balance des paiements.

Finalement on se rend compte que ce n’est pas la démarche qui était mauvaise mais l’usage de cette manne financière qui en a été faite. A cette occasion, beaucoup de pays vont recourir à cette voie comme par exemple aux Etats Unis, ou ce dispositif est dénommé « Stimulus » avec l’annonce de l’injection de plus de 5.000 milliards de dollars pour soutenir l’économie réelle.

La banque d’Algérie vient de prendre une série de mesures pour fluidifier l’économie en réduisant le taux des réserves obligatoires de 12% à 8% et qui pourrait être réduit encore pour libérer de la liquidité suffisante aux banques, la réduction du taux directeur à 3,25, etc….

Autre piste à explorer la réduction de la valeur du dinar qui est très largement surévalué, ce qui encourage les importations et détruit l’emploi avec toutes les conséquences que cela engendre au niveau social.

Evidemment, il faudra également, utiliser, tout ou une partie, des 1.500 milliards DA de provisions sur les gains de change engrangés lors des opérations de change par la banque d’Algérie précédemment, et maintenus dans le bilan de la BA.

Selon le dernier rapport du FMI, le produit intérieur brut réel (PIB) de l’Algérie devrait chuter de 5,2% durant l’année 2020; avant de se redresser l’année prochaine, puisque le FMI prévoit une croissance économique, qui s’est fixée à 0,7% en 2019 ; à hauteur de 6,2% en 2021. Sur les deux années à venir, et selon les mêmes données, les indicateurs de notre pays sont hautement critiques. Quel commentaire faites-vous à ce sujet ?

Il est quasi certain que l’impact de cette pandémie sur l’économie mondiale est significatif. Les analystes estiment que le monde va connaitre la pire récession depuis la crise de 1929. La croissance mondiale est estimée par le FMI, dévisser de 3% du PIB par rapport aux prévisions initiales, soit une croissance quasi nulle. Notre pays, fortement connecté avec l’extérieur dans ses ressources et ses dépenses, n’échappera pas à cette tendance baissière. Dans l’hypothèse où cette crise sanitaire s’estompera, la reprise sera difficile. Faire tourner les machines à nouveau aussi bien dans l’agriculture que dans le secteur industriel ne sera point une sinécure. Dans le secteur tertiaire cela sera encore plus éprouvant notamment dans l’hôtellerie, la restauration, les transports toutes branches confondues. Il faut se rendre compte que l’on assiste à un effondrement de l’économie nationale à l’instar des autres pays.

Pour reprendre, il y a un coût à supporter qui sera d’autant plus lourd et peut être même décuplé si des mesures financières de sauvegarde de l’outil de production ne seront pas prises ou insuffisamment pour le préserver. Il y a une règle d’or à intérioriser « l’effort financier à faire aujourd’hui en direction de l’appareil de production, est autant d’économie à réaliser lors du redémarrage des machines pour leur permettre de tourner à plein régime ».

Les problèmes sociaux dus au chômage qui a certainement explosé au cours de ce premier trimestre 2020, alors qu’il se situait à 11,4 % en mai 2019, sont terribles. Il a surtout montré les limites du système de protection sociale qui ne couvre que 50% environ de la population active, avec tout ce qui en découle en termes de gabegie et d’irrationalité dans la dépense.

C’est dommage pour les caisses de sécurité sociale, toutes confondues, qui ont raté l’occasion de montrer leur efficacité dans ces moments de difficulté sociale qui aurait permis d’augmenter leur crédibilité et augmenter, par la même, le taux d’adhésion. Ils ont mis en exergue leur totale déconnexion du monde du travail et révélé les failles d’un système de protection sociale archaïque. Il est absolument nécessaire de diagnostiquer sérieusement ce secteur pour situer les failles et corriger rapidement ce qui doit l’être.

En d’autres termes, la reprise, à laquelle il faut se préparer dès à présent, doit être minutieusement étudiée, pour éviter les improvisations préjudiciables et la perte de temps mortelle.

Il s’agit également d’une occasion à saisir pour se positionner économiquement dans un monde en dépression généralisée. Les déconfinements en cours et les reprises économiques dans de nombreux pays, vont profiter demain aux mieux préparés et aux plus avertis, ceux qui paradoxalement, ont su tirer avantage de cette crise. Une reconfiguration géostratégique avec l’apparition de nouveaux pôles. Saurions nous en mesure de tirer notre épingle du jeu ?

Selon le FMI dans son rapport du 14 avril 2020, cette institution estime que le produit intérieur brut réel (PIB) de l’Algérie devrait se contracter de 5,2% durant l’année 2020. Le taux de croissance estimé pour 2019 à 0,7 %, suivi d’une reprise en 2020 et un taux de croissance de 6,2 % environ en 2021.

La crise sanitaire aujourd’hui, économique et financière demain aura des conséquences  d’une telle ampleur qu’elle risque de se traduire en une crise sociale. Les indicateurs vont s’emballer dans le rouge. Ces conséquences que l’Algérie va subir, nécessiteront plus de deux ans au moins pour envisager une sérieuse reprise.

Quel commentaire faites-vous aussi sur la chute des prix du pétrole ?

Les 98% de ressources financières qui proviennent de la fiscalité pétrolière sont très nettement compromises.

On observe un rebond des prix du pétrole suite aux reprises de certaines économies après leur confinement. Le prix a repris des couleurs depuis la débâcle de la semaine dernière sur le pétrole américain WTI qui s’est négocié à perte pour les livraisons de mai. Après les décisions prises en faveur de la réduction de l’offre de 9.7 millions de barils immédiatement par les pays de l’OPEP et non OPEP réunis, avec des réductions progressives s’étalant jusqu’en décembre 2021, le prix de l’or noir semble se redresser.

Il est vrai que le marché n’a pas réagi significativement suite à ces décisions de réductions de l’offre en raison de la situation du marché qui a été inondé par des quantités importantes. Les réductions successives et graduelles qui s’étaleraient jusqu’en décembre 2022, sont destinées à assécher le marché et entraîner une hausse des prix.

Le rebond attendu suite à la première réduction de 10 millions de barils,  qui a démarré ce premier mai, donnera surement de l’élan au prix du baril du Brent qui s’échangeait à 30 dollars le 05 mai, affichant une tendance haussière.

Les analystes dans ce domaine prédisent que le prix devrait connaitre une hausse assez sensible au cours des prochains mois, suite à ces réductions de quantités offertes, mais aussi grâce aux reprises économiques après les arrêts imposés par la pandémie et l’hibernation qui a frappé les principales économies de ce monde et en particulier la Chine qui est l’un des pays les plus consommateurs.

La réduction de la production va impacter l’offre de SONATRACH qui doit baisser le niveau de ses capacités en conséquence pour respecter ses engagements internationaux.

On mesure avec cette crise, combien il nous est indispensable de développer une économie qui ne peut être adossée à une seule rente qui est aléatoire.

Entretien réalisé par Imène A.

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