Homela deuxEnseignement supérieur : Pas d’année blanche pour l’université

Enseignement supérieur : Pas d’année blanche pour l’université

Le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), Abdelhafid Milat, a exclu catégoriquement, le mardi 5 mai 2020, lors de son passage à la radio chaîne 1, la possibilité d’une année blanche pour l’année universitaire en cours.

Interrogé sur le retour des étudiants à l’université, Abdelhafid Milat a suggéré la date du 15 mai, en précisant que cela dépendra de l’évolution de la situation sanitaire dans le pays, et dans le cas où l’épidémie continuerait de se propager, cette date sera reportée à septembre prochain, a indiqué le coordinateur national du CNES.

Il a appelé l’université algérienne à préparer le retour progressif d’environ un million sept cent mille étudiants, en trois étapes et pour certaines spécialités ou certains niveaux universitaires, pour éviter le retour en masse des étudiants et le risque que cela représente pour la situation sanitaire.

M. Milat a estimé qu’une période de deux à trois semaines est suffisante pour que les étudiants puissent se présenter aux examens car le taux d’avancement des cours pour l’année universitaire en cours est très satisfaisant, expliquant que l’année universitaire a été marquée par un calme, très loin des grèves.

Évoquant le recours à une plateforme numérique permettant de diffuser des cours, il a indiqué que « nous n’avons pas assez d’expérience pour faire face à cette technologie, ce qui a créé une sorte de confusion à cet égard ».

Il a par ailleurs souligné que l’Université algérienne dispose de structures avancées, avec 105 universités au niveau national, mais, a-t-il ajouté, elle enregistre une carence évidente sur le plan humain et technologique, ce qui a fait que l’université algérienne se classe au dernier rang international.

Il a précisé, dans ce sens, que la première université au niveau national se retrouve à la 2100e place au niveau international, soulignant que sur les 105 universités que compte le pays, environ 60 à 70 universités ne figurent même pas dans les classements internationaux.

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