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Washington envisage des prêts pour aider les entreprises du pétrole

L’administration américaine envisage d’accorder des prêts aux entreprises pétrolières, en grandes difficultés face à la chute des prix de l’or noir, a indiqué dimanche le secrétaire au Trésor qui estime par ailleurs que l’économie va « vraiment rebondir » au troisième trimestre.

Prêter de l’argent aux sociétés du secteur de l’énergie est une option « que nous étudions de près« , a déclaré Steven Mnuchin sur la chaîne Fox News. Le gouvernement ne procédera toutefois à « aucun sauvetage financier qui profiterait aux actionnaires« , a-t-il insisté.

Le président Donald Trump avait annoncé mardi avoir demandé à son administration de mettre sur pied un plan d’aide d’urgence à l’industrie du gaz et du pétrole.

Avec les mesures de confinement imposées pour enrayer la propagation du Covid-19, les transports comme les usines se sont figées un peu partout dans le monde et la demande en énergie s’est en effet effondrée. Le prix du baril de pétrole coté à New York a même terminé sous zéro pour la première fois de son histoire lundi dernier.

Interrogé vendredi lors d’un briefing à la Maison Blanche sur la possibilité que le gouvernement américain prenne des parts dans les compagnies du secteur énergétique en échange d’aides financières, le secrétaire au Trésor avait aussi répondu que c’était une des alternatives envisagées.

M. Mnuchin a par ailleurs estimé dimanche que l’économie américaine allait « vraiment rebondir en juillet, août, septembre » après avoir progressivement redémarré « en mai et juin« .

Les services du budget du Congrès américain (CBO) ont estimé vendredi que le produit intérieur brut des États-Unis devrait chuter d’environ 12% au deuxième trimestre avant de rebondir de 5,4% au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, ils prévoient une contraction de 5,6% et un rebond de 2,8% pour 2021.

Kevin Hassett, conseiller économique du président Trump, a affirmé pour sa part que le PIB pourrait chuter de 15% à 20% au deuxième trimestre.

« C’est le choc le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale« , a-t-il déclaré sur la chaîne ABC.

Afp

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