Pétrole : Des raffineurs européens et américains refusent d’acheter le brut saoudien

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De nombreux raffineurs en Europe et aux États-Unis refusent d’acheter plus de brut saoudien offert à des prix réduits, a rapporté hier jeudi le Wall Street Journal.

Cette nouvelle donne risque de mettre à mal la durabilité d’une guerre des prix et d’une bataille pour les parts de marché lancées par Riyad, selon le WSJ qui indique que l’Arabie saoudite a du mal à trouver de nouveaux acheteurs.

Et à propos des raisons pour lesquelles les raffineries d’Europe et d’Amérique refusent d’acheter des quantités supplémentaires du brut saoudien, le WSJ explique que les acheteurs trouvent des difficultés à stocker le pétrole supplémentaire.

La compagnie pétrolière saoudienne a déclaré plus tôt ce mois-ci qu’elle baissait ses prix et prévoyait d’augmenter sa production de 2,5 millions de barils par jour le mois prochain. Cette décision a été prise après que la Russie a refusé de se joindre à une proposition de réduction de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dirigée par l’Arabie saoudite.

Le prix du Brent de la Mer du Nord se négocié le vendredi entre 25 et 26 dollars le baril. La guerre des prix lancée par l’Arabie saoudite, chef de file de l’Opep, après que la Russie, partenaire du cartel, a refusé une réduction de sa production de 1,5 million de barils, a provoqué une chute libre des cours de l’or noir, mettant ainsi en péril les économies des pays producteurs, y compris les producteurs américains de schiste qui sont lourdement endettés.

Cette stratégie, déjà adoptée par l’Arabie saoudite en 2014, et qui consiste à inonder le marché mondial du pétrole en ouvrant les vannes, a échoué puisque les prix du pétrole n’ont jamais approché les niveaux qu’ils avaient atteints avant la crise de juin 2014.

Pour rappel, l’Opep a revu fortement à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2020, en raison du ralentissement de la croissance économique mondiale associée à une propagation hors de Chine de l’épidémie du coronavirus.

Le cartel table désormais sur une croissance de la demande mondiale à 60.000 barils/j, expliquant que l’impact de l’épidémie de Covid-19 en Chine et ses effets négatifs sur les transports et les carburants industriels ont été les principales causes de cette révision à la baisse.

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