Financement du 5e mandat : les aveux d’ Ali Haddad

Pour le troisième jour du procès portant sur le financement de la campagne pour le cinquième mandat,  le juge a entendu, le patron du groupe ETRHB, Ali Haddad, ainsi que, Hadj Said et Mohamed Chaib.

L’ancien prédisent du FCE a été interrogé par le juge du tribunal de Sidi M’hamed ce samedi, dans le dossier du financement de la campagne du 5e mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Lors de cet interrogatoire, Haddad a révélé certaines vérités fracassantes sur la manière et les fonds qui ont été mobilisés pour cette campagne.

Selon lui, c’était le frère de l’ex-président, Said Bouteflika qui l’a contacté, en lui demandant de l’aider à financer la campagne présidentielle.

Selon Ali Haddad, Saïd Bouteflika lui a demandé de faire appel à Amara Benyounes, Abdelmalek Sellal et Mohamed Chaib.

En répondant aux questions du juge, il a indiqué que ces personnes l’ont aidé dans le financement et que l’argent était versé dans le compte d’Abdelmalek Sellal.

Poursuivant ses déclarations, il a indiqué que Saïd Bouteflika lui a demandé de retirer l’équivalent de 80 milliards de centimes du siège de la campagne qui se trouvait à Hydra et les garder au siège de l’ETRHB, par « peur qu’ils soient volés à Hydra » a t-il expliqué au juge.

Toutefois, Haddad, a reconnu avoir reçu un chèque de 39 milliards de centimes de la part de Ahmed Mazouz.

Questionné sur le rôle de Hassane Larbaoui, il a indiqué qu’il n’est pas au courant, s’il a participé.

Le juge a demandé par ailleurs à Larbaoui s’il a offert des véhicules pour le déroulement de la campagne, Larbaoui a réfuté en soulignant qu’il a vendu 15 véhicules pour le groupe média Temps.

Confronté avec Mohamed Chaib et Hadj Said, Haddad a révélé qu’il a récupéré 55 milliards de centimes du siège de la campagne, et c’est Hadj Said qui les a transférés au siège du groupe ETRHB.

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