Présidentielle : Bengrina encouragera les femmes à rester à la maison

Présidentielle/Bengrina : Le changement émanera de la volonté populaire

Le candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre, Abdelkader Bengrina a indiqué, ce lundi, que s’il est élu président de la République, il permettra aux femmes qui choisiront de rester à la maison auront l’accès gratuit aux financements des activités artisanales qu’elles exerceront à la maison.

Les femmes qui feront le choix de rester à la maison, même celles qui ont des doctorats, pour éduquer leurs enfants, seront financées par la caisse de l’artisanat « gratuitement et sans recourir à un prêt », a promis le candidat du mouvement islamiste El Bina lors d’un meeting animé à Ghardaïa au 16e jour de la campagne électorale.

Il a ajouté que le matériel dont elles auront besoin leur sera fourni gratuitement. Il a cité comme activité artisanale : la couture, le tissage, les gâteaux traditionnels, etc.

Pour cela, Bengrina a dit prévoir un fond très bien alimenté dédié à l’artisanat. Cette démarche a-t-il estimé, vise à valoriser la femme qui reste à la maison et casser le stéréotype de « femme au foyer ».

Par ailleurs, évoquant le secteur de la santé, Bengrina a qualifié de « honteux » le fait qu’après 57 ans d’indépendance, des algériens, notamment, ceux des wilayas du sud se rendent en Tunisie pour faire des examens et des soins médicaux (scanner, IRM) qu’ils ne peuvent pas le faire en Algérie.

« Nous connaissons bien les problèmes du secteur de la santé. Les citoyens de Touggourt, d’El Oued, de Ouargla et de plusieurs autres wilayas du sud, se rendent malheureusement en Tunisie pour se soigner », a-t-i déploré.

« On veut bien que la Tunisie en bénéficie, mieux qu’un autre pays », car, a-t-il estimé « la sécurité et la stabilité de la Tunisie fait partie de la sécurité et la stabilité de l’Algérie ».

Pour combler le déficit en médecins spécialistes dans les wilayas du sud, Bengrina a proposé de faire des partenariats avec les étrangers pour créer des hôpitaux mixtes afin de mettre en place toutes les conditions nécessaires pour l’installation des médecins spécialistes dans ces régions et que les pouvoir publics n’ont pas pu faire jusqu’à aujourd’hui.

Parlant de l’importance des secteurs comme l’artisanat, Bengrina a expliqué à Ghardaïa, connu par le tapis traditionnel du M’zab, que des pays entiers se sont développés par l’agriculture et l’artisanat, citant à ce propos, les rentes de l’Iran rien qu’en exportant le tapis persan qui avoisinent les 700 millions de dollars par an, selon lui.

Bessa, Résidence la Pinède