FFS : la feuille de route du pouvoir est un énième coup de force, et ne répondant pas aux aspirations populaires

48e vendredi à Alger : le FFS dénonce l'arrestation de deux de ses élus

Le Front des forces socialistes a réagit ce vendredi à l’appel de Gaid Salah, pour l’organisation des élections présidentielles dans les plus brefs délais, considérant que  cet acte « aggraverait cette crise car elle met en péril l’unité et la stabilité du pays tout en donnant prétexte à des ingérences étrangères pour préserver leurs intérêts économiques et sécuritaires ».

Le vice-ministre de la défense, qui a suggéré de convoquer le corps électoral le 15 septembre prochain en prévision d’une élection présidentielle avant la fin de l’année en cours, crois à « tort que cette élection organisée dans l’urgence allait résoudre une crise multidimensionnelle complexe et profonde qui ronge le pays depuis des décennies » a souligné le FFS ce vendredi dans un communiqué rendu public sur s page facebook.

Le FFS tient à souligner, que « cette feuille de route politique, qui ne vise qu’à maintenir le statu-quo et à perpétuer le régime, constitue un énième coup de force, ne répondant pas aux aspirations populaires et ne mobilisera que ses promoteurs et leurs clientèles».

Dans le même sillage le FFS « dénonce par avance toute velléité du pouvoir de recourir à des mesures de pression et répression visant à intimider et à faire peur à la population pour la forcer à adhérer à cette feuille de route » a précisé encore le communiqué signé par le SG du parti Belahcel Hakim.

Pour ce vieux parti de l’opposition, « Il est encore temps que le régime se ressaisisse et réponde aux exigences légitimes de la révolution populaire du 22 février, à savoir le changement radical du régime, le départ des symboles et des représentants du pouvoir déchu et l’amorce d’une transition démocratique dans le pays »

Selon le communiqué, il est considéré que « si les tenants du pouvoir font preuve d’une réelle volonté politique, il est encore possible de parvenir à une solution consensuelle en s’engageant sur la voie d’un dialogue sérieux, inclusif et transparent, que les acteurs politiques et les représentants de la société civile appellent de leur vœu tout en exprimant leur rejet du pseudo dialogue destiné valider ce scrutin présidentiel et leur mise en garde contre les coups de forces électoraux ».

Le FFS a exigé  aussi la libération immédiate des personnes interpellées et l’arrêt du harcèlement sécuritaire contre mouvement révolutionnaire pacifique, dont celle des détenus politique d’opinion ainsi que le camarade Lakhdar BOUREGAA, membre fondateur du FFS et commandant de la wilaya IV historique.

Le FFS appelle enfin, le peuple algérien et ses militants « à rester engagés, mobilisés et unis pour faire aboutir pacifiquement, les revendications légitimes de la révolution pour l’instauration d’un Etat de droit, démocratique et social, et l’avènement de la 2ème république ».