La chambre de commerce africaine au Japon voit le jour

CCJA

De mieux en mieux. La TICAD n’a pas été avare d’avancées depuis sa création en 1993. En effet, la naissance de la chambre de commerce africaine au Japon (CCAJ) a été annoncée au deuxième jour de la conférence. 

Les préinscriptions sont ouvertes dès à présent sur son site, afccj.com. Le modèle japonais tendant plus à se rapprocher de l’incitation aux investissements directs à l’étranger (IDE) que du modèle d’aide publique au développement (APD).

Cette chambre de commerce permettra aux entreprises japonaises d’avoir un accès plus facile à la documentation et un accès direct aux interlocuteurs africains, permettant ainsi une grande transparence et dissipant les appréhensions des éventuels investisseurs.

La CCAJ sera un moyen de fournir du contenu quant à la promotion de l’Afrique en tant que destination d’investissement, et agira comme réseau social. D’autres fonctionnalités sont également prévues à l’avenir.

La transition du modèle ADP au modèle IDE a bien été assimilée au cours de la 7e édition de la TICAD, notamment par les entreprises japonaises, qui déclarent ne plus voir le continent africain comme un partenaire commercial, mais plutôt comme un partenaire industriel.

Elles comptent dans l’avenir, et dans la mesure du possible, produire en Afrique plutôt que de commercer avec elle.

La chambre de commerce en question servira également aux « pays tiers qui souhaitent établir des partenariats avec le Japon pour investir en Afrique », a déclaré Mme Mutiti, ambassadrice de la république de Zambie et présidente du comité du commerce et de l’investissement du corps diplomatique africain.

Pour rappel, toutes ces mesures s’inscrivent dans un climat d’intense concurrence quant à l’accès au marché africain, dans lequel certains pays n’hésitent pas à user de méthodes peu recommandables pour que leurs entreprises puissent y prospérer.

MDI Alger

Le Japon fait le pari du partenariat plutôt que de l’endettement. Arrivera-t-il à gagner de l’influence face à ses rivaux ? Il semble être dans l’intérêt des nations africaines d’intégrer cette option et de réaliser le changement de paradigme.

Bessa, Résidence la Pinède