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Une Confédération syndicale accuse et dénonce le licenciement de 700 travailleurs impliqués dans le Hirak

La Confédération Syndicale Des Forces Productives (Cosyfop), a dénoncé, dimanche 25 août 2019 dans un communiqué rendu public, le licenciement de pas moins de 700 travailleurs, militants impliqués au sein du mouvement populaire revendiquant le changement.

« Le gouvernement abuse des travailleurs algériens », a accusé la confédération, en précisant qu' »un grand nombre de travailleurs participant au mouvement populaire pour la démocratie, subissent une pression terrible de la part de l’administration et des institutions publiques par le licenciement de pas moins de 700 militants activant au sein du mouvement populaire revendiquant le changement », a dénoncé la Cosyfop.

La Confédération syndicale a précisé que « des prélèvements sur les salaires de plus d’un million de travailleurs Algériens qui ont pris part aux trois grèves pour la démocratie lancées par la Confédération Syndicales des Forces Productives en mars, avril et mai ».

« Nous avons reçu des lettres de milliers de travailleurs de tous les secteurs qui ont été sanctionnés, pour avoir brandi le drapeau national sur leur lieu de travail, ou pour leurs activités de soutien du mouvement populaire, leur participation à des réunions, leur lutte pour le départ de la bande ce qui constitue une violation flagrante des droits des travailleurs », a affirmé la Cosyfop dans son communiqué.

La même source a souligné que « cette situation dangereuse s’est soldée par une révolte des travailleurs, caractérisée par des grèves de la faim entamées par des dizaines de travailleurs demandant la cessation des harcèlements et l’annulation des décisions disciplinaires. »

« Pire encore, les restes du régime de Bouteflika au ministère du Travail, ont lancé une campagne de représailles contre la Confédération et ses dirigeants, en raison de leur appel aux grèves générales, qui ont été la cause directe de la fin du rêve de la a mafia pour briguer un cinquième mandat pour le président destitué Bouteflika, en envoyant des correspondances aux administrations publiques, leur demandant de ne pas collaborer avec les syndicats affiliés à la Confédération, en raison de illégitimité de ses instances dirigeantes, même s’il n’existe aucun autre organe de direction ou conflit syndical interne, que la bande peut exploiter comme d’habitude », a dénoncé encore la Cosyfop.

Et d’ajouter que « le président de la Confédération n’a pas été épargné des poursuites judiciaires arbitraires engagées par le ministère du Travail illégal, qui avait instrumentalisé la justice encore une autre fois, et déposé une plainte contre lui pour usurpation d’identité de syndicaliste du SNATEG/SONELGAZ‚ qui a abouti à sa condamnation arbitraire de six mois d’emprisonnement, un nouveau précédent dans l’histoire de l’Algérie, d’autant plus que l’usurpation d’identité de représentant syndicaliste n’est de mise que parmi les délégués syndicaux en litige, et les structures de l’état n’ont rien à avoir là-dedans. »

La Confédération a estimé que « ces attaques de vengeance contre les travailleurs algériens démontrent qu’il n’y a pas d’intention de faire aboutir les revendications du mouvement populaire, pis encore, tous ceux qui ont participé à ce mouvement subiront des attaques de vengeance, si nous nous arrêtons et laissons ce système se réorganiser. »

« Nous appelons les travailleurs algériens de tous les secteurs à se mobiliser fermement, autour de la Confédération et à créer autant de fédérations syndicales que possible afin de faire face à la bande. La Confédération Syndicale des Forces Productives soutiendra fermement le mouvement populaire, réclamant la démocratie et ses dirigeants sont même prêts à l’incarcération, afin d’atteindre la liberté en Algérie », a conclu la Cosyfop.

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