Abdeslam Bouchouareb recherché par la justice algérienne!

Sensé comparaître mercredi devant la Cour Suprême, l’ancien ministre de l’industrie et des mines Abdeslam Bouchouareb ne s’est pas présenté, malgré sa convocation à maintes reprises, et selon la radio nationale, il se trouverait à l’étranger, et qu’il serait recherché par la justice algérienne.

EN effet, Bouchouareb et l’autre ex-ministre de l’industrie Youcef Yousfi, ont été convoqués par la Cour Suprême dans le cadre d’enquêtes dans des affaires liées au bénéfice d’indus privilèges et de corruption dans le secteur de l’industrie automobile.

Si Youcef Yousfi a comparu devant le juge enquêteur près la Cour suprême, et qui a fini par être placé sous contrôle judiciaire et ses passeports (ordinaire et diplomatique) lui sont retirés, et poursuivi pour octroi d’indus avantages au titre de l’octroi de marchés publics et de contrats en violation des dispositions législatives dilapidation de deniers publics, d’abus de pouvoir et de fonction. Abdeslam Bouchouareb quant à lui était aux abonnés absents.

Alors, que prévoit la loi dans ce cas, et quelles sont les mesures pour permettre son extradition ? Selon maître Laibi, avocat agréé à la Cour suprême, interrogé par le journaliste de la radio chaine 3, « le parquet notifie au bureau central national qui est le service d’Interpol établi à Alger, une copie intégrale du mandat d’arrêt à l’encontre de la personne recherchée par la justice algérienne. Si cette personne est arrêtée par les services d’Interpol, (organisation internationale de la police criminelle), elle sera placée en détention et une demande d’extradition sera présentée aux juridictions du pays hôte pour une éventuelle expulsion vers l’Algérie. »

Dans le cas où la personne se trouve dans un pays non signataire de cet accord, Me Laibi a expliqué que « l’Algérie, qui jouit d’une bonne réputation diplomatique, peut adresser une demande d’expulsion  par devant l’ambassade établie sur le sol algérien (…) Le mandat d’arrêt restera toujours en vigueur jusqu’à ce que la personne concernée quitte le pays où elle se trouve. »

Bessa, Résidence la Pinède