Actifs d’Anadarko : Total annonce une rencontre prochaine avec les autorités algériennes

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Le PDG du groupe français Total, Patrick Pouyanne a réagi, ce mercredi 29 mai 2019, aux rumeurs du blocage du rachat par sa compagnie des actifs d’Anadarko en Algérie. 
En effet, le PDG de Total, cité par l’agence Reuters, a annoncé une rencontre prochaine avec les nouvelles autorités algériennes. « Nous rencontrerons les autorités algériennes très bientôt », a-t-il déclaré.«Nous ne sommes pas inquiets. Il est normal que les autorités cherchent à dialoguer avec leurs principaux partenaires et Total est l’un des partenaires de l’Algérie», a déclaré Pouyanne cité par Reuters. Le PDG de Total s’est exprimé lors de la réunion annuelle des actionnaires à Paris.

Pour rappel, le ministre de l’Energie Mohamed Arkab a exprimé lundi la volonté de l’Algérie de trouver un compromis acceptable pour les différentes parties, notamment, l’Etat algérien, Total et Occidental Petroleum. « Dans tout ce qui se posera à Sonatrach, elle cherchera le bon compromis pour l’intérêt du pays et lui permettre de se développer davantage », a déclaré, Arkab lors d’une visite de travail dans la wilaya de Tindouf, affirmant n’avoir reçu « aucune confirmation de la part d’Anadarko sur cette transaction avec Total ».

Début mai, Total avait annoncé avoir conclu un contrat de 8,8 milliards de dollars avec Occidental Petroleum pour les actifs africains d’Anadarko, présent en Algérie, au Ghana, au Mozambique et en Afrique du Sud.
Lors de cette réunion des actionnaires, Pouyanne a affirmé que les actifs d’Afrique d’Anadarko étaient au cœur de la stratégie de Total visant à rester un important groupe pétrolier en Afrique et le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL). « L’accord (Anadarko) démontre notre capacité à être opportuniste et agile », a-t-il dit.

Pouyanne a précisé que « les actifs d’Anadarko représentant environ 3 milliards de barils de réserves que nous allons acquérir pour 8,8 milliards de dollars sont clairement au cœur de notre stratégie de croissance axée sur nos forces ».

Pouyanne a ajouté que cet accord renforcerait également la position de Total en tant que numéro deux du marché mondial du GNL et qu’il n’aurait aucun impact négatif sur la politique de retour à l’actionnaire de la société. « Je dirais même le contraire, car cette acquisition générera un cash-flow net positif à partir de 2020, même si le prix du pétrole est inférieur à 50 dollars le baril », a-t-il expliqué devant les actionnaires.