Makri : maintenir l’élection présidentielle en juillet est un risque pour la stabilité du pays

Nominations au Gouvernement : Une
Abderrezak Makri, Président du MSP

Le président du Mouvement pour la société et la paix, (MSP) Abderezak Makri a averti ceux qui veulent maintenir la date de l’élection présidentielle du 04 juillet, car cela « conduira le pays vers l’inconnu et l’instabilité».

Makri a souligné ce matin lors de son passage au forum d’EL Moudjahid, que le pays connaitra une période économique très difficile et nécessitera une grande solidarité entre les différentes franges de la société. « Ce n’est pas le moment de semer les divisions entre les algériens», de ce fait, «nous attendons à un report des élections » a-t-il estimé.

Dans ce sens, le président du MSP a indiqué que son parti ne prendra pas part à la prochaine élection présidentielle du 04 juillet, soulignant que la décision revient en dernier lieu au conseil consultatif (majliss choura) du parti qui se réunira prochainement.

Comme alternative, l’invité du forum, a proposé une période de transition de six mois où il sera possible de traiter tous les sujets évoqués par le mouvement populaire, qui tient toujours à ses revendications à travers les marches de chaque vendredi.

Répondant à une question d’un journaliste, s’il ne craint pas d’être convoqué par la justice, suite à sa rencontre avec le frère de l’ex-président, Said Bouteflika, Makri a répliqué d’une manière confiante que « nous n’avons pas de quoi avoir peur, Makri n’est pas impliqué dans une trahison, ni économique, ni politique, ni sécuritaire ». « Nous étions les propriétaires d’un projet de consensus national destiné au pouvoir comme à l’opposition» a-t-il ajouté.

Toutefois, il a tenu a précisé que cette rencontre s’est déroulée sur demande de l’ex-président de la République, qui a chargé le ministre de la justice, et celui des affaires étrangères de le rencontrer, ainsi que Said Bouteflika, mais les autorités militaires, étaient au courant de cette rencontre.