Signature d’accord entre NAFTAL et la Coordination des Bourses de la sous-traitance

Youcef Yousfi

« On peut fabriquer beaucoup de produits en Algérie, mais nous avons encore des difficultés à relier les opérateurs de la sous-traitance et les fabricants », a déclaré ce mercredi le ministre de l’Industrie et des Mines, M. Youcef Yousfi, lors de l’inauguration du Salon international de la Sous-traitance qui se tient du 21 au 24 novembre, au Palais des Expositions.

Il a souligné que nous devons trouver une solution pour opérer cette liaison. Les opérateurs ne se connaissent pas entre eux et nous devons les aider à se faire connaitre et à fabriquer les composants industriels dans tous les secteurs. « Nous avons vu aujourd’hui une centaine d’entreprises qui peuvent intégrer le secteur de la sous-traitance », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, la Coordination des Bourses de la sous-traitance, représentée par M. Kamel Agsous, et Naftal, ont signé un protocole d’accord. Cet accord a pour objectif d’accompagner l’entreprise Naftal par le réseau de sous-traitance, dans le cadre de l’intégration de produits importés, notamment les kits GPL/c.

A ce propos, M. Kamel Agsous, président de la Coordination des Bourses de la sous-traitance, a souligné que « ce mécanisme de convention-cadre est une possibilité extrêmement intéressante pour les donneurs d’ordre et les receveurs d’ordre de travailler sur la formule de partenariat qui est une formule indispensable à l’industrie, ce qui permettra de sécuriser les investissements industriels qu’on est appelé à faire », ajoutant « cette signature doit absolument être suivie d’effet ».

Évoquant l’exportation, M. Agsous a rappelé qu’avant même l’intervention de l’Etat qui vient assister les opérateurs économiques dans l’acte d’exporter, en prenant des mesures en faveur de l’exportation, « il faut d’abord qu’on sache fabriquer des produits compétitifs et de qualité », a-t-il expliqué.

Pour M. Rachid Nadil, Président directeur général de Naftal, « c’est une convention exceptionnelle pour Naftal, parce qu’elle est en train de ramener des entreprises étrangères pour qu’elles fabriquent des usines en Algérie », ajoutant que « nous sommes en train d’importer à 100% les kits GPL/c et nous sommes en discussion avec une société pour monter une usine en Algérie, afin de fabriquer les kits GPL/c, à partir de 2019. Nous avons une grande opportunité pour augmenter le taux d’intégration ».

De son côté, le président directeur général de la SNVI, M. Noureddine Oudjit, a indiqué que « nous avons atteint un taux d’intégration de 85% pour certains types de véhicules. Pour notre propre production, pour la SNVI, en termes d’éléments primaires, nous arrivons à produire cinq millions de pièces par an », ajoutant qu’ « une enveloppe de 91 milliards de dinars a été accordée par l’Etat dans le cadre de partenariat du projet Mercedes ».