Fin du salon « Alger Industrie » : le marché algérien est encore attractif

Alger industrie 2018

Le 12éme salon professionnel international « Alger-Industries » qui s’est tenu du 7 au 10 octobre 2018, à l’initiative de la société Bâtimatec Expo, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région Poitou Charente Côte d’Azur (PACA) et le Club d’affaires pour le développement des entreprises françaises, s’est achevé mercredi dernier sur un sentiment de satisfaction largement partagé par tous les exposants présents à cette importante manifestation économique et commerciale qui a mobilisé cette année pas moins de 120 entreprises et institutions ayant un lien avec l’Industrie. Les dirigeants de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la région PACA qui ont réussi à convaincre une quarantaine d’entreprises françaises à faire le déplacement vers la foire d’Alger nous ont affirmé être satisfaits des résultats commerciaux qu’elles ont obtenus et des promesses de partenariats qu’elles pourraient conclure à court et moyen termes.

Tstart

Les PME locales dont c’est, pour la plupart, le premier baptême médiatique, ont été fort nombreuses cette année. Une trentaine environ. On a ainsi pu découvrir que beaucoup d’entre elles ont investi discrètement mais efficacement des créneaux industriels pointus comme l’usinage de pièces de rechange, l’habillement de protection contre les risques industriels, toute panoplie d’outils de chantiers, la sous traitante industrielle et la construction métallique.

Pour ce qui est de la partie algérienne on note, pour cette année, la présence en nombre de grands groupes industriels public et privés, parmi lesquels on peut citer, la Sonelgaz, Gica, Getex, Divendus, Manal, CBMI, Bativert, Condor, EMA Metro etc. Leurs stands n’avaient pas désemplis durant toute la manifestation. quelques cadres dirigeants de groupes publics et leurs filiales nous ont fait part de leurs difficultés à remplir leurs carnets de commandes à cause de la concurrence déloyale, de l’absence de faveur dans l’octroi de marchés publics, de la destructuration de leurs comptes et notamment la trésorerie. Si l’Etat propriétaire ne règle pas ces problèmes bon nombre de nos entreprises industrielles ne tarderont pas à être en cessation de paiement.

KIA RIO

Une journée d’étude spécialement consacrée à l’intégration industrielle locale au moyen du partenariat avec notamment les entreprises françaises a permis de mettre en évidence les moyens consistants dont disposent certaines entreprises algériennes et la disponibilité des sociétés françaises à les accompagner dans leurs développement. La capacité effective des filiales de Gica (SME et SMIF) à prendre en charge la construction métallique des cimenteries en projets et la maintenance de celles qui sont en activité a été largement évoquée par les conférenciers. L’entreprise du métro d’Alger (EMA Métro) a mis en évidence ses grands moyens matériels et ses grandes capacités d’engineering qui ne demandent qu’à être fédérées à celles des filiales du groupe Gica pour mieux peser dans les appels d’offres de constructions métalliques et de maintenances des grandes installations industrielles. Le coût de la construction métallique représente environ 70% du coût global d’une cimenterie a tenu à préciser le PDG de SME. C’est dire l’importance de l’économie en devises qui pourrait être ainsi réalisée. C’est du reste l’avis du responsable de la chambre de commerce et de l’industrie algero française qui propose d’accompagner de diverses manières toutes entreprises, grandes et petites, qui s’inscrivent dans cette logique entrepreneuriale.

 

Hassi Messaoud Expo