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L’Edito : Financement non conventionnel, l’Algérie ferait-elle du « surplace » ?

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« L’Algérie est un mauvais élève de l’école du grand libéralisme », c’était la réponse du premier ministre, lorsqu’ il a été interrogé, lors de la conférence de presse qu’il animé ce samedi,  sur l’usage de l’argent de la planche à billet, et sur le fait que dans ce sens, l’Algérie faisait du « surplace ».

Avec une dextérité inégalée en matière de maîtrise de la rhétorique, Ouyahia, étale avec aisance, les chiffres «  nous avons tiré  570 Mrds pour le budget, 452 Mrds de dette de la Sonatrach, 154 Mrds pour l’AADL, 900 Mrds pour régler la moitié du déficit de 545 Mrds pour sauver la BNA, 500 mrds pour la Cnas. Ceux qui critiquent disent, que nous sommes entrain de gérer,  si nous gérons la crise c’est déjà un résultat ».

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Or, pour les observateurs de la scène économique, Ouyahia n’a fait que confirmer ce constat de l’immobilisme économique. Pour eux, les médications appliquées depuis la chute des prix du pétrole, n’ont pas abordé les problèmes de fonds, en l’occurrence, la dépendance aux hydrocarbures, absence de vision économique, et l’absence assassine des IDE, et ce sans parler du secteur de l’exportation, qui nage dans un bourbier sans fond.

A la sauce de Goebbels, et au principe de vraisemblance, nos interlocuteurs  dérogent, et estiment, qu’exciter la planche à billet pour « résoudre des problèmes », ne rejoins aucune logique économique. Car celle-ci exige en contre partie du recours  au financement non conventionnel, l’existence de  tissu industriels conséquent, et d’une dynamique économique qui permettrait provisoirement de recourir à cette solution, sans risquer de se retrouver quelques années plus tard dans une situation économique inextricable, qui ne serait que le résultat, d’une fuite en avant, d’un crédit interne que l’Algérie peinerait à rembourser.

Ceci étant, ils rappellent que le principe du libéralisme   économique consiste certes dans le respect du libre-échange , liberté d’entreprendre, libre choix de consommation, de travail, mais  exigent pour une économie saine, de limiter le plus possible l’intervention de l’Etat.

A contrario, ils estiment que le recours au financement non conventionnel, se profile plutôt comme une conséquence, et non comme une solution à la situation économique du pays.

Oui, une conséquence aux nombre d’années passées sous une gestion basée essentiellement sur les effets d’annonces, sur l’annulation de lois après leurs adoption, et de surcroit complètement  dépourvus d’orientations visant à actionner les leviers économiques qui auraient certainement évité d’en arriver à gérer  la cessation de paiement, au lieu de donner vie à une réelle économie forte et pérenne.

A ce sujet, les experts et les analystes, n’ont jamais émis de doutes sur les potentiels que recèle notre pays, et ont   dénoncé les grands fléaux, les monstres qui rangent notre économie, en l’occurrence, la corruption, la bureaucratie, le passe droit, et l’absence de patriotisme économique.

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