Toufik Torch à propos de la suppression de l’article 6 du PLFC : «Nous n’avons subi aucune pression de la part des fabricants de véhicules»

présidence de l’APN

Le président de la commission des finances de l’Assemblée populaire nationale, Toufik Torch, s’est expliqué dans un entretien accordé à l’agence officielle, sur la suppression de l’article 6 du projet de loi de finances complémentaire pour 2018, en déclarant que «nous n’avons subi aucune pression», et que cette suppression est intervenue dans le souci de préserver le pouvoir d’achat du citoyen».

En effet, selon les propos de Toufik Torch, rapportés ce vendredi 22 juin, «la proposition de la Commission des finances et du budget de l’APN, relative à la suppression de l’article 6 du PLFC 2018, vise la préservation du pouvoir d’achat des citoyens».

La même source a rappelé que «l’article 6 porte sur l’annulation de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), accordée aux vendeurs de véhicules produits localement. Cette taxe est fixée à 19%», stipulant que «cesseront de courir, à compter de la promulgation de la présente loi, les exonérations de la TVA, accordées en vertu des dispositions de l’article 61 de la loi de finances complémentaire 2009 et l’article 18-2 de la loi 16-09 du 3 août 2016 relative à la promotion de l’investissement, pour la commercialisation des véhicules produits localement».

Le président de la commission des finances de l’APN a déclaré que «La commission, qui regroupe plusieurs formations politiques, a jugé nécessaire la suppression de l’article 6 du projet de loi de finances complémentaire pour 2018, dans un souci de préserver le pouvoir d’achat des citoyens».

Le même responsable a estimé que «cette taxe, étant une taxe sur la consommation, son impact sur le pouvoir d’achat est certain», en soulignant toutefois, que «le dernier mot concernant la suppression de l’article 6 reviendra évidement à l’APN qui votera le PLF le 25 juin en cours».

Selon la même source, Toufik Torch a formellement rejeté «certaines analyses faisant état de pressions exercées sur la commission par les fabricants de véhicules en Algérie». Il a affirmé à ce propos que «Nous n’avons subi aucune pression», en précisant que «la TVA ne dérange pas en effet les producteurs puisqu’ils la récupèrent auprès des consommateurs».

MDI Alger

Le député a rappelé que «la taxe sur la valeur ajoutée, étant un impôt indirect sur la consommation, sa charge est supportée par l’acheteur final sur les biens consommés»

Bessa, Résidence la Pinède