Ould Kaddour : «les informations mal interprétées peuvent avoir un impact négatif sur l’image de l’Algérie»

impact très négatifs sur l’image de l’Algérie

Le président Directeur Général de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, s’adressant indirectement à la presse nationale et à ceux qui critiquent l’entreprise qu’il dirige, a estimé qu’il faut faire attention avec les informations diffusées et communiquées, qui pourront avoir un impact très négatifs sur l’image de l’Algérie.

«il faut contrôler l’information que nous donnons. Parce que, les informations qui sont mal interprétées ou mal communiquées peuvent avoir un impact négatif extrêmement important» a declaré , Ould Kaddour ce mercredi 23 mai 2018, en conférence de presse au siège de la Direction générale de Sonatrach, consacrée à la présentation de la stratégie de raffinage de l’entreprise.

Ould Kaddour s’exerçant à faire de la géopolitique, a estimé que les yeux du monde entier sont rivés sur l’Algérie, qui est entourés de voisins en situations sécuritaires complexes. «Il faut comprendre que nous sommes scrutés partout, les yeux du monde entier sont braqués sur nous (Sonatrach), et sur l’Algérie particulièrement», a-t-il indiqué.

Ould Kaddour a souligné qu’«il faut comprendre que, chaque information que nous lâchons, est étudiée, évaluée, et a un impact direct sur l’image de l’Algérie. Donc, il est important que nous soyons tous responsables de ce que nous faisons. C’est très clair, chaque chose que nous disons, peut avoir un impact négatif sur l’image de l’Algérie».

Dans ce sens, Ould Kaddour a fait état de plusieurs partenaires avec lesquels a travaillé Sonatrach (sans les nommer), qui voulaient mettre les pieds en Algérie, mais, ils ne l’ont pas fait, pour des raisons sécuritaires et bureaucratiques.

A ce titre, le même responsable a estimé que «nous avons une responsabilité importante vis-à-vis de l’information que nous sommes en train de communiquer, donc, c’est à ce titre-là que je souhaite une fois tous les trois mois, on puisse se rencontrer, se parler, présenter ce que nous sommes en train de faire et en discuter, et nous souhaitons aussi avoir les conseils de la presse, il est évident que nous ne détenons pas la science absolue, disons que nous sommes assez perfectibles, et nous voulons améliorer la situation de fonctionnement de l’entreprise, et toutes suggestions qui pourra venir de vous, sera plus que la bienvenue. Donc, s’il vous plaît, essayons de travailler ensemble».

Par ailleurs, en début de son intervention, Ould Kaddour a parlé des raisons de la non communication des informations à temps à la presse nationale, en disant que c’est le business, avant de présenter les excuses de la Sonatrach.

Ould Kaddour a expliqué que «Nous sommes là  pour vous présenter les projets que nous voulons développer, et comme vous le savez, dans notre métier, certaines discussions et communications ne peuvent être rendues publiques, tant que le projet n’est pas mûr et fini».

«Vous nous excuserez d’avance, si pour certains projets, vous n’étiez pas informés à temps de ce que nous sommes en train de faire. Normal ! C’est du business. On est tous sur la scène commerciale et de la compétition, toutes les entreprises du pétrole et du gaz comme la nôtre, font le même business, essaient de faire le maximum de profit, et à ce titre, travaillent beaucoup sur les informations», a-t-il précisé.

MDI Alger

Il a ajouté que «certainement qu’il y aura de la frustration, quand dans le futur vous n’aurez pas les informations que vous souhaitez avoir, ce n’est pas parce qu’on ne veut pas vous les donner, c’est parce que c’est du business, et à ce titre-là, nous sommes obligés de garder certaines informations à notre niveau, jusqu’à ce qu’on puisse réaliser ou concrétiser le projet. Ce qui est normal».

Bessa, Résidence la Pinède