Le pétrole à plus de 80 dollars, inquiétudes sur l’Iran et le Venezuela

production pétrolière de l'Iran et du Venezuela

Les prix du pétrole repartaient à la hausse mardi en cours d’échanges européens, le marché restant préoccupé par la perspective d’une baisse de la production en Iran et au Venezuela frappés par des sanctions américaines.

Vers 15h Gmt le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 80,01 USD sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en nette hausse par rapport à la clôture de lundi. « Une baisse des cours du Brent à 78 dollars  hier a fourni une bonne opportunité d’achat à de nombreux participants du marché, ce qui fait remonter les prix. Les informations continuent d’aller dans le sens d’une hausse des cours du pétrole« , ont résumé les analystes de Commerzbank.

L’Iran restait notamment dans la ligne de mire de l’administration du président américain Donald Trump, dont le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a promis les sanctions « les plus fortes de l’Histoire » pour que Téhéran se plie à une liste de douze exigences draconiennes. « Au vu de ces menaces de sanctions américaines, de nouvelles entreprises risquent d’annoncer leur départ d’Iran« , ont jugé les analystes de Commerzbank, imitant la compagnie française Total qui a déjà prévenu qu’elle quitterait un grand projet gazier dans le pays à moins d’obtenir une dérogation de la part des autorités américaines.

In fine, la capacité de production et d’exportation pétrolière de l’Iran risque d’être affaiblie, une perspective qui constitue un facteur de soutien aux cours, alors que le baril de Brent a dépassé la barre symbolique des 80 dollars  la semaine dernière pour la première fois depuis novembre 2014.

Autre élément faisant penser à une raréfaction de l’offre et soutenant les prix, la situation au Venezuela suscitait l’attention après la réélection du président socialiste Nicolas Maduro qui pourrait renforcer l’isolement international du pays menacé d’une recrudescence de sa crise sociale et économique. « Le résultat de l’élection a été condamné de par le monde, les États-Unis ont dénoncé un simulacre d’élections et promis davantage de sanctions économiques et diplomatiques« , a souligné Tamas Varga, analyste pour PVM

« On ne sait pas exactement dans quelle mesure ces sanctions vont affecter la production du pays latino-américain, mais le président américain a en tous cas déjà signé un décret qui restreint la capacité du Venezuela à vendre des actifs de l’Etat« , a-t-il ajouté.

Cela rassure peu sur la capacité du pays à redresser sa capacité productive en pétrole, fragilisée par des années de crise économique

Afp

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