Les cours du pétrole ont un peu reculé en fin de semaine au lendemain du franchissement du seuil des 80 dollars

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Les cours du pétrole ont un peu reculé vendredi au lendemain du franchissement du seuil des 80 dollars sur le pétrole coté à Londres, les investisseurs reprenant leur souffle à la fin d’une semaine influencée par l’Iran.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a clôturé à 78,51 dollars  sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 79 cents par rapport à la clôture de jeudi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour juin a baissé de 21 cents, à 71,28 dollars.

Les cours ont un peu décroché au lendemain du franchissement du seuil des 80 dollars par le Brent et de plus hauts niveaux en séance depuis la fin 2014 pour le WTI, à 2+72,30 dollars  et pour le Brent à 80,50 dollars. « Les courtiers ont pris leurs bénéfices après de fortes hausses cette semaine« , a commenté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Vendredi, l’indicateur avancé sur la production américaine réalisé par la société américaine Baker Hughes a montré une stagnation du nombre de puits actifs aux États-Unis, à 844 puits, neutre pour les marchés. Mais la production américaine connait déjà un niveau très élevé, les chiffres hebdomadaires publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), faisant état d’un douzième record d’affilée à 10,72 millions de barils par jour.

Bob Dudley, le directeur général de BP, s’attend par ailleurs à ce que la production américaine inonde le marché, selon des déclarations à l’agence Reuters.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), engagée avec dix autres partenaires dans un accord de limitation de la production jusqu’à fin 2018, pourrait alors être tentée de rouvrir les vannes, a-t-il expliqué.

Mais malgré leur recul vendredi, les cours se sont maintenus en hausse sur la semaine, le WTI prenant 0,86% et le Brent 1,87%, soutenus notamment par des déclarations du PDG de Total, Patrick Pouyanné, dans le contexte de sortie des États-Unis de l’accord nucléaire iranien. « Le message envoyé par Total mercredi comme quoi il se retirerait du projet iranien Pars Sud à moins d’obtenir une dérogation des autorités américaines qui veulent sanctionner l’Iran a fait bouger le marché« , a jugé Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB Markets.

Même si le projet Pars Sud concerne surtout du gaz, l’avertissement de Total a frappé les esprits des opérateurs, devenus beaucoup plus prudents quant aux perspectives de développement de la production iranienne d’or noir dans ce contexte..
M. Pouyanné a également déclaré qu’il ne serait pas surpris de voir un baril de pétrole à 100 dollars « dans les prochains » mois.

Afp

Bessa, Résidence la Pinède