BEA : 24 milliards de dinars pour financer 174 projets en 2017

La Banque extérieure d’Algérie (BEA) s’est lancée dans le financement d’autres secteurs de l’économie nationale hors hydrocarbure, profitant de la masse monétaire injectée dans le cadre du financement non-conventionnel.

Selon le quotidien Echorouk citant le bilan de l’établissement financier public, vingt-quatre mille milliards de dinars ont été alloués en 2017 pour financer des projets d’investissement en Algérie.

La même source a affirmé que la BEA a financé 35% de l’économie nationale durant la même année, et envisage, par le biais de prêts bancaires, de financer 40% des projets économiques en 2018, soit un taux de croissance de 5% par rapport à l’année précédente.

Cette lancée de la BEA est due, d’après Echorouk, au financement non-conventionnel, qui a permis à la banque publique de rembourser ses dettes et augmenter le volume des capitaux destiné au financement des investissements des opérateurs économiques.

Ainsi, sur la totalité des prêts bancaires de l’année précédente par la Banque extérieure d’Algérie, une grande majorité, représentant  71%  de ces crédits, a été décaissée au profit de projets d’investissements. Le nombre de projets financés, quant à lui, s’élève à 174 dans plusieurs secteurs de l’économie nationale.

« La dynamique créée par le financement non-conventionnel, en sus de la diversification des activités d’investissement en dehors des projets de la Sonatrach,  ont permis à la BEA de diversifier de prendre le leadership bancaire », a affirmé une source au quotidien arabophone. Et d’ajouter : « Cette dernière (la BEA) s’approche du financement de 40% de l’économie nationale ».

Outre le financement à grande échelle des projets, La BEA a été la première banque algérienne à se lancer, en février dernier, dans la commercialisation de la Master Card pour les clients détenteurs d’un compte end devises.