Marché parallèle des devises : 1 Euro s’échange contre 214 DA

Marché parallèle de devises : L'aveu du Gouvernement

Le marché noir de devises a flambé ces derniers jours. Ainsi, la monnaie unique européenne l’«euro» continue de creuser son écart face à un Dinar algérien de plus en plus faible.

En effet, au marché parallèle «Square» à Alger-Centre, durant la journée de dimanche et de ce lundi, 01 euro s’échange contre 214 DA à la venteet 212 DA à l’achat.

Au taux officiel, selon les cotations de la Banque d’Algérie, 01 euro s’échange contre 138.198 DA à la vente et 138.157 DA à l’achat. Enregistrant une baisse par rapport à il y a quelques semaines, durant lesquelles il a franchi la barre des 140 DA.

Concernant les autres principales devises qui s’échangent au marché noir, notamment, le Dollar américain et le canadien. Ces monnaies ont également connue une hausse. Ainsi, 01 Dollar US s’échange contre 175 DA à la vente et 173 DA à l’achat. Le Dollar canadien quant à lui, s’échange contre 143 DA à la vente et 132 DA à l’achat.

Au taux officiel, les cotations de la Banque d’Algérie font état d’un Dollar US contre 115.42 à la vente et 115.40 à l’achat. La monnaie canadienne coûte 89.76 DA à la vente et 89.72 DA.

Cependant, le terrain que gagnent les devises face à la monnaie nationale, qui prend de plus en plus la courbe descendante au cours des 5 dernières années, n’est bénéfique ni pour le pouvoir d’achat des citoyens, ni pour la monnaie nationale ni pour l’économie nationale.

A cela s’ajoute, la dépréciation du Dinar face aux devises, pousse le Gouvernement à puiser davantage dans les réserves de changes qui sont déjà au-dessous des 100 Milliards de Dollars, pour importer les produits de consommation.

La problématique ne se limite pas au pouvoir d’achat des citoyens, puisque, cette dépréciation du Dinar face à aux principales devises, impacte les entreprises productrices et importatrices de matières premières.

Dans ce sens, à titre d’exemple, en raison de la dégringolade du Dinar face à l’euro, l’impact se fera sentir sur les recettes des exportations de l’Algérie, sachant que 55% des échanges commerciaux de l’Algérie, se font avec l’Union Européenne et en Euro.

Enfin, le Gouvernement qui parlait de  bancariser l’argent du circuit informel et promettant à plusieurs reprises de créer des bureaux de changes, tout cela n’est resté qu’au stade d’annonces.