Biskra : L’usine de raffinage du sucre de dattes entre en production

Dattes : Production de 12 millions de quintaux en 2019

Annoncé fin octobre dernier, l’usine de raffinage et de production du sucre de dattes, la première du genre en Afrique, est désormais entrée en production à Biskra.

En effet, selon la radio nationale, «l’usine a été inaugurée ce samedi 02 décembre 2017», coïncidant avec le Salon International des Dattes qui se tient dans la capitale des Zibans. Le projet a rappelé la même source, «a été lancé en 2016 avec un investissement de près de 3 millions d’euros, permet ainsi, de valoriser des dattes déclassées ou de moindre qualité que les producteurs  ne peuvent pas mettre sur les marchés».

Selon les propos du gérant de l’entreprise Sarl Salah Eddine Chadli, «la vente du produit est déjà assurée et la demande vient même de l’étranger, précisément de 6 pays qui veulent prendre toute la production», a-t-il déclaré, en signalant que « rien ne se jette dans cette entreprise» puisqu’il existe, selon ses explications «une deuxième étape où le noyau est récupéré  pour la fabrication du charbon actif». «Un produit utilisé dans les filtres d’eau que l’Algérie importe annuellement pour plusieurs milliards de dollars».

500 Dollars le baril de sucre de dattes

Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Etat de Biskra, Abdelmadjid Khobzi, étant invité ce dimanche 03 décembre 2017 de la radio chaîne1, a indiqué que «80% de la production de sucre extraite de dattes déclassées et de moindre qualité, sera dirigée à l’exportation», en faisant savoir que «le baril de sucre de dattes est estimé à 500 $ tandis qu’un baril de pétrole est estimé à 65 Dollars», a-t-il comparé.

Selon le même responsable «l’usine de raffinage de sucre de dattes, extrait non seulement du sucre des résidus de dattes, mais aussi de la confiture, du miel et des aliments pour animaux», tout en mettant l’accent sur «l’importance de la transformation des dattes». Surtout que, selon lui «l’Algérie produit 360 sortes de dattes», en estimant que «ce type d’usine de transformation permettra aux agriculteurs de la région de travailler à leur aise sans se soucier de la question de l’écoulement du produit, et gagneront également une marge bénéficiaire».