Les gouvernements africains doivent faciliter l’émergence de grands groupes régionaux, selon McKinsey

entreprise africaine

Les gouvernements d’Afrique doivent travailler davantage pour favoriser l’émergence de plus grandes entreprises, indique le récent rapport du McKinsey Global Institute, sur le potentiel économique du continent. Les domaines qui nécessiteraient le plus d’attention sont, selon le document, la diversification de l’économie, l’intégration régionale, la promotion de talents ou encore une urbanisation saine.

Sur la base des données de l’étude, il apparaît que le continent noir compte 692 entreprises dont chiffres d’affaires dépassait, fin 2014, l’équivalent de 500 millions $, pour un total cumulé de 1400 milliards $. Elles contribuent ainsi de manière significative à la croissance, l’amélioration des revenus des ménages et la hausse des recettes fiscales.

On note aussi que près de 116 de ces entreprises appartiennent au secteur des ressources naturelles et que leur contribution à la cagnotte globale n’est que de 28%, soit 394 milliards $. Viennent ensuite les secteurs de la grande distribution et du commerce de détail, dont les 178 entreprises qui les composent, ont généré à la période de l’étude, un chiffre d’affaires global de 352 milliards $.

Par contre, seulement 38% soit 266 de ces entreprises sont cotées sur les marchés financiers de la région. Le reste est contrôlé par des investisseurs privés, dont de grands groupes familiaux (10-20%) ou encore les gouvernements (17%).

Enfin ce chiffre global cache quelques disparités. L’Afrique du sud, l’économie la plus développée de la région, abrite à elle seule 49% de ces entreprises, soit près de 300.

La région la moins lotie étant l’Afrique centrale (du Tchad à l’Angola en passant par la RDC) qui ne compte que 19 de ces grosses entreprises.

 Source : Agence ECOFIN

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