Fournitures de gaz à l’Italie : L’Algérie retrouve sa deuxième place

complexe gazier d’In Amenas

Détrônée en 2015 par, dans l’ordre, les Pays-Bas, la Norvège et la Libye, dans le classement des fournisseurs de gaz à l’Italie, au point de s’y retrouver à la cinquième place, l’Algérie y a, selon le bilan financier du groupe italien ENI couvrant la premier semestre de l’année en cours, publié récemment, retrouvé sa traditionnelle deuxième position derrière la Russie.

Un résultat qui confirme les déclarations officielles sur un proche regain des activités d’exportation des hydrocarbures. Comme pour prouver que celles-ci n’étaient aucunement des paroles en l’air mais bien plus l’expression d’une vision saine sur les perspectives du secteur national des hydrocarbures et, partant, sur le devenir de l’économie dans son ensemble, ce regain concernant les exportations de gaz en direction de l’Italie a été d’une ampleur qu’il est difficile d’ignorer.

Selon le rapport en question, celles-ci ont, en effet, grimpé, durant la première moitié de l’année en cours, « de plus de 87% » par rapport à la même période de l’année 2015. En termes plus concrets, les exportations algériennes de gaz, « y compris (celui) naturel liquéfié (GNL) », vers l’Italie, durant le premier semestre 2016, ont été de « 6,3 milliards de mètres cubes ».  Loin, il faut le dire, des 3,27 milliards de m3 exportés durant les six premiers mois de l’année dernière. Pour les rédacteurs du rapport financier du groupe énérgétique italien ENI, susmentionné, la hausse de 2,86 milliards de m3 ainsi réalisée a grandement « compensé  le recul, sur la même période, des exportations néerlandaises et libyennes estimées respectivement à 1,5 milliards et 1,42 milliards de m3 (de gaz)».

Sauf que pour des parties au fait des relations entre SONATRACH et l’ENI, cette reprise, outre son caractère confirmatif de la volonté des pouvoirs publics en Algérie de relancer le secteur des hydrocarbures, constitue un indice probant « du retour à la normale » de celles-ci. Et ce, après que les deux partenaires eurent « réglé dernièrement un litige qui aura duré 15 ans ». Autre indice confirmant ce « retour à la normale », la mise en exergue, dans le bilan financier de l’ENI couvrant le premier semestre 2016, « de l’amélioration et du développement, par l’entreprise italienne, des capacités du gisement de gaz de Menzel Ledjmet Est (MLE-CAFC) » dont il est attendu qu’ils fassent monter la production, « en 2017, à une moyenne de 30 000 barils d’équivalent pétrole par jour ».

Mourad Bendris

MDI School