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L’Eco du jour: Une synthèse quotidienne des faits marquants de l’économie algérienne rapportés par la presse

Imetal reprend le capital de trois entreprises détenu partiellement par ArcelorMittal

Le groupe public algérien IMETAL et le groupe sidérurgique international ArcelorMittal ont signé hier à Alger l’accord final portant sur le transfert total à IMETAL des parts sociales des sociétés ArcelorMittal Algérie (AMA), ArcelorMittal Pipes and Tubes Algeria (AMPTA) et ArcelorMittal Tébessa (AMT). C’est El Watan qui donne l’info ce matin et qui précise que le groupe « Industries métallurgiques et sidérurgiques » (IMETAL) détient désormais la totalité du capital de ces trois entreprises, détenu auparavant par ArcelorMittal à hauteur de 49% pour AMA et AMT, et de 70% pour AMPTA.
Le journal reprend les propos du ministre de l’Industrie : « Aujourd’hui nous avons réglé définitivement l’engagement que nous avons signé le 5 octobre 2015 qui porte sur la récupération du capital détenu par ArcelorMittal au profit du complexe d’El Hadjar, de l’exploitation du minerai de fer de Tébessa ainsi que de la tuberie sans soudures ».
El Watan rappelle que Abdeselem Bouchouareb a également précisé que cette opération de cession des participations n’avait pas donné lieu à une transaction financière et a donc été effectuée à titre gratuit, c’est-à-dire au dinar symbolique.

Marché informel : Des transactions de 42 milliards DA en 6 mois

Malgré les mesures « incitatives » de la mise en conformité fiscale volontaire -correspondant à la bancarisation de l’argent liquide du marché informel lancée, dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2015, depuis le 15 août de l’année dernière-, et nonobstant l’emprunt obligataire, censé absorber au moins une partie des avoirs du marché parallèle, la bonne santé des capitaux du marché noir ne se dément pas, peut-on lire dans les colonnes du site d’actualités impact24.info qui a pour preuve ce bilan établi la semaine passée par le ministère du Commerce et qui évalue les chiffres d’affaires du marché noir estimé à 41,64 milliards de dinars au cours du premier semestre de l’année 2016. Ce montant ne prend en compte selon impact24 que les transactions qu’ont pu dévoiler les brigades du contrôle économique et de la répression des fraudes, relevant du ministère du Commerce. Autrement dit, l’autre partie de l’« iceberg » des capitaux et des transactions du marché informel, demeure inconnue des services officiels, même si des estimations la donnent à presque dix fois le montant qui vient d’être dévoilé par les services du ministère du Commerce.

Algérie-Tunisie : du rififi à la frontière

Le Soir d’Algérie est revenu ce matin sur les incidents survenus récemment à la frontière algéro-tunisienne. D’après le quotidien, Le poste frontalier de Rous El Aoun, relevant de la commune d’El Kouif à 27 km au nord du chef-lieu de la wilaya est en ébullition depuis hier matin à cause de l’imposition du payement de la taxe de 30 DT à tous les automobilistes algériens qui transitent par les postes frontaliers vers les villes côtières de Tunisie, contrairement aux automobilistes tunisiens qui ne sont soumis à aucune taxe de la part de l’Algérie.
Le week-end (samedi, dimanche en Tunisie), les Tunisiens sont très nombreux à faire la navette à longueur de journée entre le souk principal de la ville de Tébessa, appelé communément souk Enissa, écrit le Soir, et les stations-services des villages les plus proches des frontières. D’autres passagers vont même jusqu’aux villes de l’intérieur du pays, à savoir Aïn El Fekroun jusqu’à El Eulma pour faire leurs emplettes. Ce qui est vu d’un mauvais œil par des centaines d’automobilistes algériens qui ont décidé ce matin de passer à l’acte, empêchant tous les passagers tunisiens d’entrer sur le sol algérien, créant ainsi une tension aux portes de la frontière.
Un grand nombre de passagers algériens en colère, parqués devant le poste frontalier, dénoncent cette mesure de la sinistre taxe de 30 DT équivalente à 2 100 DA et réclament l’adoption du principe de la réciprocité comme c’est le cas au niveau de la frontière tuniso-libyenne conclut le Soir.

La Grande-Bretagne ouvre une enquête contre Airbus

La Grande-Bretagne a ouvert une enquête criminelle à l’encontre du groupe Airbus, concernant des soupçons de corruption, a indiqué dimanche soir le Serious Fraud Office (SFO), l’organe britannique chargé de la lutte contre la corruption. L’information fait la une de la presse économique européenne dont Boursorama qui revient sur les détails.
« Ces allégations portent sur des irrégularités concernant des consultants tiers » a affirmé le journal économique français qui précise que le SF0 « a ouvert une enquête sur des soupçons de fraude, pots-de-vin et corruption dans l’activité de l’aviation civile d’Airbus ».
Un porte-parole du SFO a déclaré qu’aucune autre information ne serait rendue publique avant l’aboutissement de l’enquête.
Boursorama rappelle qu’en avril, l’agence britannique de crédit à l’exportation (UK Export Finance ou Ukef)avait annoncé avoir transmis un dossier concernant Airbus au SFO sur l’utilisation par le groupe d’intermédiaires à l’étranger. L’avionneur européen avait lui-même annoncé que certaines de ses demandes de financements de crédits à l’exportation au Royaume-Uni contenaient des erreurs et indiqué qu’il « avait informé les autorités compétentes au Royaume-Uni de ses propres conclusions concernant certaines inexactitudes dans les formulaires de demandes ».

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