Les Panama Papers : nouvelles révélations…

Au nom de la « transparence », mais également dans l’espoir de débusquer de nouveaux scandales, les Panama Papers qui ont défrayé la chronique ces derniers jours, seront en partie accessibles au public à partir de lundi.

Chaque internaute pourra, après 18 heures GMT, avoir accès à une base de données regroupant les millions de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca, où figuraient les noms de David Cameron, Premier ministre britannique, ou encore celui de son homologue islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, poussé à la démission suite à ces révélations.

Une démarche que Gerard Ryle, le directeur du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui a fait éclater le scandale, qualifie de suite logique à ces évènements. « C’est un cheminement naturel vers la transparence pour permettre à la société civile d’obtenir les informations de base sur les Panama Papers », a-t-il expliqué dans un entretien à l’AFP.

Le cabinet Mossack Fonseca menace d’ailleurs de contester en justice cette mise en ligne qui répond  à un double objectif : faire montre de transparence mais également révéler de nouveaux noms.

« Les gens vont trouver des noms importants que nous avons ratés. Ils pourront contacter l’ICIJ et nous transmettre des tuyaux », affirme l’ancien journaliste d’investigation en Australie et en Irlande.

Ce dernier estime pourtant qu’il faudra encore « plusieurs mois » avant de mettre au jour l’intégralité des informations que ces documents renferment. « Il y en a tellement, c’est impossible de savoir ce que vous ratez jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose », assure M. Ryle.