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Algérie : Les importations céréalières devraient s’élever à 14 millions de tonnes (campagne 2023-2024)

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Les importations céréalières (blé, maïs, orge) de l’Algérie pour la campagne juillet 2023 – juin 2024 devraient s’élever à 14 millions de tonnes, selon les prévisions de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« Le pays dépend fortement des importations de céréales, le blé tendre (meunier) étant le plus important pour couvrir ses besoins de consommation », note le rapport de la FAO, publié le 25 avril dernier.

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Et d’ajouter : « Les importations céréalières restent à des niveaux élevés en 2023/24 en raison d’une production céréalière nationale inférieure à la moyenne, affectée par des conditions météorologiques sèches. »

« Les besoins d’importations céréalières pour 2023/24 (juillet/juin) devraient s’élever à environ 14 millions de tonnes, ce qui représente le volume d’importations céréalières le plus élevé par rapport aux cinq années précédentes », prévoit la même source, soulignant que « les importations de blé représentent environ 60 % des importations totales de céréales et devraient atteindre 8 millions de tonnes. »

Selon le même rapport : « Les importations de maïs devraient atteindre un niveau proche de la moyenne, soit 4 millions de tonnes, et celles d’orge, légèrement inférieures à 1 million de tonnes, destinées à l’alimentation animale. » Pour la campagne 2024/2025, le volume des importations céréalières devrait augmenter légèrement avec des prévisions de l’ordre de 14,1 millions de tonnes.

« Depuis fin 2020, le pays autorise l’importation de blé tendre présentant un pourcentage de dégâts d’insectes plus élevé (de 0,2 % à 0,5 % et une nouvelle augmentation à 1 % fin 2021) dans le but d’augmenter le nombre de pays potentiels fournisseurs de blé », rappelle la FAO, qui note que « depuis, la Russie a augmenté ses exportations de blé vers le pays et elle est actuellement l’un des principaux fournisseurs de blé. »

Concernant la récolte céréalière nationale, la FAO s’attend à une production qui devrait être inférieure à la moyenne en 2024. « Les semis des cultures d’hiver ont été retardés d’environ un mois en raison des précipitations limitées et des températures supérieures à la moyenne qui ont affecté l’humidité du sol », indique la même source, et de noter : « Étant en grande partie pluviale, les rendements céréaliers sont très variables en fonction de la quantité et de la répartition des précipitations. »

« Dans l’ouest du pays, les précipitations ont été irrégulières et inférieures à la moyenne depuis le début de la campagne, avec des conséquences négatives sur la croissance des cultures. Les fortes pluies de novembre et décembre 2023 ont apporté une certaine reprise du développement des cultures dans les zones du nord-est et du centre », selon la FAO, qui prévoit des rendements « proches de la moyenne dans les régions du nord-est et du centre, tandis qu’une baisse de la production est prévue dans les régions de l’ouest du pays. »

« Les conditions sèches persistantes qui entravent la croissance des cultures en 2023 persisteront en 2024 », selon le même rapport, qui table sur une production céréalière totale en 2024 de 3,5 millions de tonnes, « soit un niveau similaire à celui de 2023. »

« La production céréalière reste inférieure d’environ 22 % à la moyenne quinquennale, principalement en raison d’une baisse de la récolte de blé, ce qui représente environ 70 % de la production totale », note le rapport, qui relève également que « les cultures d’orge ont également été affectées par le temps sec et la production devrait être inférieure à la moyenne quinquennale. »

La semaine dernière, le président du Conseil national interprofessionnel des céréales (CNIC), Abdelghani Benali, a confirmé les prévisions de la FAO concernant la production céréalière, en faisant état d’une quantité approximative autour de 35 millions de quintaux (3,5 millions de tonnes).

Lors du Conseil des ministres présidé, dimanche dernier, par le président de la République, il a été fait état d’une production abondante en blé dur, ce qui a permis d’assurer 1,2 milliard de dollars au profit du Trésor public, selon l’exposé du ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

À cette occasion, le Président Tebboune a ordonné « de fixer un objectif stratégique, à même d’augmenter les surfaces cultivées dans notre grand Sud à 500 000 hectares, notamment avec l’investissement de l’État frère du Qatar sur 117 000 hectares et celui de l’Italie sur 36 000 hectares, outre les investissements nationaux sur 120 000 hectares. »

Il a souligné que « l’autosuffisance totale est désormais à portée de main, grâce à notre production à hauteur de 80 % de blé dur, étant une tradition de production et de consommation algérienne et compte tenu de sa disponibilité en petites quantités sur les marchés internationaux par rapport au blé tendre. »

Le Président de la République a ordonné « la production de grains de maïs et interdit sa récolte avant maturité complète », et a instruit le ministre de l’Agriculture « à associer les agriculteurs à l’opération de sensibilisation, en vue d’améliorer la productivité par hectare, laquelle ne doit pas être inférieure à 55 quintaux/hectare dans les régions du Sud, connues pour les moyens considérables dont elles disposent, notamment en termes d’eau et d’électricité. »

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