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Le groupe espagnol Duro Felguera suspend son projet de centrale électrique à Djelfa

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Le groupe espagnol Duro Felguera a décidé de suspendre le projet de centrale thermique à cycle combiné de Djelfa, rapporte la presse espagnole jeudi 20 juin.

La société espagnole renégociait depuis des mois avec l’Algérie le contrat, signé en 2014 pour une valeur de 544 millions d’euros (93 milliards de dinars). Les négociations n’ayant pas abouti, elle a choisi de suspendre les travaux du projet.

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« Compte tenu de la nécessité de l’adapter à la réalité concurrente, substantiellement altérée par rapport à son origine pour des raisons non imputables à Duro Felguera et après de multiples tentatives de solution, il a été convenu de suspendre les travaux », a expliqué jeudi l’entreprise, selon le journal espagnol Cinco Dias, qui souligne qu’elle a retardé la publication de cette information depuis le 17 juin dernier.

Duro Felguera a déclaré qu’il promouvrait les actions « nécessaires » pour parvenir à une solution définitive pour toutes les parties. Les raisons de cette décision n’ont pas été expliquées par le groupe d’ingénierie, qui a communiqué la décision à la Commission nationale (espagnole) du marché des valeurs mobilières (CNMV), selon la même média.

Le contrat a été signé en 2014 avec la Société de production de l’électricité (SPE), une filiale du groupe Sonelgaz. Il portait sur la construction d’une centrale de production d’électricité à cycle combiné gaz à Ain Ouessara, wilaya de Djelfa (à 300 km au Sud d’Alger). Le délai d’exécution était fixé à 40 mois et selon la formule de développement clé en main (EPC, en anglais).

Le taux d’avancement du projet n’a pas été communiqué ni par le groupe énergétique ni par la presse espagnole qui a largement relayé la nouvelle. Il convient de noter que le délai de réalisation de la centrale de Djelfa était de 3 ans et 4 mois initialement et le projet devait donc être réceptionné en 2017 ou au plus tard en 2018. Le projet est à sa 10e année depuis la signature du contrat.

Les travaux restants confiés à une société algérienne

Cependant, il semble que l’annonce du groupe espagnol arrive avec deux ans de retard. Car, en raison du retard accusé dans la réalisation du projet de la centrale électrique d’Ain Ouessara (100 km au nord de Djelfa), les travaux restants avaient été confiés à une société algérienne, avait annoncé le PDG du Groupe Sonelgaz, Mourad Adjal, en juillet 2022.

Ce dernier avait expliqué que le projet a accusé un retard dans la réalisation, en raison de l’abandon par l’entrepreneur chargé du projet des travaux durant deux années entières du fait de conjonctures financières propres à lui. M. Adjal avait indiqué qu' »une réunion a été organisée avec ce contractant qui s’est vu offert la chance de se lancer dans le parachèvement des travaux, mais sans succès, et ce, en raison de ses conjonctures financières ».

Le même responsable avait ajouté que des mesures ont été prises à l’effet de parachever les travaux restants avec des compétences algériennes, en les confiant à la Société de réalisation des infrastructures énergétiques et industrielles (Inerkib) spécialisée dans le génie civil et dans le montage des centrales, d’autant plus qu’il est prévu qu’elle réceptionne le projet fin 2024.

En janvier 2023, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab avait indiqué, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), que le projet de la centrale électrique à Ain Ouessara, ayant accusé un retard de réalisation, allait être mis en service partiellement durant l’été de l’année passée, en attendant de lancer la production définitivement en 2024. Le ministre avait fait savoir que le taux d’avancement des travaux était de 72%. La capacité de production de cette centrale s’élèvera à 1262 mégawatt une fois totalement entrée en service.

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