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Bentaleb depuis Genève : l’Algérie a édifié un Pacte social renouvelé

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fayçal Bentaleb a affirmé, mercredi depuis Genève, que l’Algérie avait édifié un Pacte social renouvelé, dans le cadre des constantes et des principes énoncés dans la Proclamation du 1er Novembre 1954, sur lesquels repose l’Etat.

Dans une allocution lors de sa participation aux travaux de la 112e session de la Conférence internationale du travail (CIT), M. Bentaleb a affirmé que « l’Algérie a édifié un Pacte social renouvelé, dans le cadre des constantes et des principes sur lesquels repose l’Etat, et de manière fondamentale, ceux énoncés dans la Proclamation du 1er Novembre 1954, notamment le caractère social de l’Etat et le respect des libertés fondamentales sans ségrégation raciale ou religieuse », ajoutant que le document « avait jeté les fondements de l’engagement de l’Algérie en faveur des causes justes de par le monde ».

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Selon le ministre, « la Constitution de 2020 est intervenue pour déterminer les piliers du Pacte social, sous la bannière de l’Algérie nouvelle, répondant ainsi aux ambitions de la société à opérer des mutations socio-politiques profondes qui consacrent la liberté et la démocratie, garantissent les droits fondamentaux et renforcent la justice sociale, en sus de la lutte contre la corruption, tout en s’assurant de la participation de tous les citoyens dans la gestion des affaires publiques ».

L’accent a été mis sur « les droits fondamentaux des travailleurs, le droit à la protection, à la sécurité, à l’hygiène, au repos, à la protection sociale et à la protection des enfants contre l’exploitation, ainsi que sur le renforcement de l’exercice du droit syndical et du droit à la grève », a-t-il enchaîné.

A ce titre, le ministre a souligné que « le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune s’est attelé, en concrétisation du caractère social de l’Etat algérien et de par son attachement profond aux principes de la Justice sociale, à la mise en place de mesures indispensables à la concrétisation de cette dimension, notamment en ce qui a trait à l’augmentation du volume des transferts sociaux et à la lutte contre les effets négatifs induits par la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19 ».

Pour ce faire, ajoute M. Bentaleb, « plus de 27% du budget de l’Etat de l’exercice 2024 ont été alloués aux transferts sociaux, en vue d’améliorer le niveau de vie des citoyens, d’autant que le Salaire national minimum garanti (SNMG) a été revalorisé de 11%, de même que pour les salaires, les allocations et pensions de retraites ayant été revalorisés à 47%, durant les cinq dernières années, ainsi que l’intégration d’un demi million de jeunes dans des postes d’emploi stables.

Pour ce faire, « une allocation Chômage a été créée et les bénéficiaires suivent des formations dans des spécialités répondant aux exigences du marché de l’emploi, avec une enveloppe financière annuelle de 3,44 milliards USD afin d’accompagner les demandeurs d’emploi pour accéder au monde du travail », ajoute le ministre.

Au volet Protection sociale, M. Bentaleb a rappelé la mise en place de « politiques cohérentes basées sur le système national des assurances sociales et sous-tendues par les principes de solidarité entre générations et groupes sociaux, la répartition et l’unification des systèmes et des règles relatifs à la valorisation des droits et avantages, outre l’assurance des neufs risques stipulés dans les conventions internationales y afférentes ».

Il a affirmé, dans ce contexte, que le système national des assurances sociales « garantit de larges avantages au profit de 30 millions d’assurés sociaux et de leurs ayants-droit, comparé aux pays méditerranéens, notamment le taux de remboursement dans tous les services estimés à 80%, où plus de 3,2 millions d’assurés sociaux bénéficient de prestations de retraite, passé l’âge de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes ».

Il a estimé que « la dynamique économique que connaît le pays ces dernières années a permis d’atteindre un taux de croissance estimé à 4,1 %, d’élargir la couverture sociale et de résorber le travail dans le secteur parallèle en l’intégrant dans le secteur officiel ».

Enfin, le ministre a indiqué que « dans la quête de la coexistence entre tous les peuples, dans le cadre d’un Pacte social renouvelé, le peuple palestinien continue d’endurer les pires formes de répression, de blocus, d’injustice et de famine au titre d’une guerre systémique où les droits les plus fondamentales de l’homme sont bafoués ».

Il a appelé, à l’occasion, la communauté internationale à œuvrer à « faire cesser cette machine de destruction qui fait fi de tous les principes et chartes internationaux et permettre aux travailleurs palestiniens de jouir de leurs droits prévus par les chartes internationales, et les soutenir à établir leur Etat libre pleinement souverain avec Al Qods comme capitale ».

APS

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