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Finances : le déploiement progressif du système de gestion budgétaire « débutera en 2024 »

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Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a mis l’accent, mardi à Alger, sur l’importance « cruciale » que revêt la transformation numérique, actuellement en cours dans le secteur des finances, affirmant que les réformes engagées en ce sens permettront, notamment, de mettre en place un système intégré de gestion budgétaire (SIGB).

« Je reconnais pleinement l’impératif crucial de l’intégration des technologies innovantes, notamment de l’intelligence artificielle et de la numérisation dans la gestion efficiente des finances publiques et dans le maintien d’une économie moderne et compétitive », a-t-il indiqué, lors d’une rencontre sur le programme algéro-européen d’appui à la gestion des finances publiques et à la mobilisation des ressources domestiques en Algérie (PAGFAL) entre l’Algérie et l’Union européenne (UE).

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C’est pour cela, a-t-il précisé, « que la mise en œuvre de cette réforme des finances publiques, encadrée notamment par la loi organique n 18-15 relative aux lois de finances a été accompagnée et appuyée d’une transformation numérique à travers la mise en place d’un système d’information adéquat qui soit fort, performant et conforme ».

Mettant en avant la volonté des pouvoirs publics de concrétiser la transformation numérique du secteur, M. Faid a noté à ce propos que le SIGB a été défini, soulignant qu’il s’agit d’un outil « central dans l’écosystème du système d’information de gestion des finances publiques, car il couvre une grande partie de la dorsale budget-comptabilité ».

Il a, dans ce sens, rappelé les réformes profondes engagées et qui portent sur le système de gestion des finances publiques en vue de « renforcer la discipline budgétaire, d’optimiser l’allocation des ressources publiques et d’améliorer l’efficacité des services fournis par l’Etat ».

Visant aussi à améliorer le climat des affaires et à stimuler l’entrepreneuriat et élargir l’assiette fiscale, ces réformes sont sous-tendues par la promulgation en 2018 de la loi organique relative aux lois de finances, ayant donné lieu à un arsenal législatif important touchant l’investissement, la comptabilité les marchés publics et le secteur bancaire, a soutenu le ministre.

Le système de gestion budgétaire déployé dès cette année

Evoquant, le programme PAGFAL, lancé en 2023 avec un financement de l’ordre de 12 millions d’euros assurés par l’UE, M. Faid a précisé qu’il tend essentiellement à améliorer les capacités du ministère dans la conduite des réformes, améliorer la qualité de la dépense publique en renforçant la planification et l’évaluation des dépenses et à renforcer la mobilisation des ressources intérieures en élargissant l’assiette fiscale et en luttant contre la fraude fiscale.

Parmi les objectifs visés, le renforcement de la mobilisation des ressources intérieures à travers l’élargissement de l’assiette fiscale en luttant contre la fraude fiscale et en améliorant la collecte des recettes fiscales, a-t-il ajouté.

Cette rencontre consacrée à faire un point d’étape sur le programme mis en œuvre par l’agence Expertise France, s’est déroulée en présence du Chef de la délégation de l’UE en Algérie, Thomas Eckert.

Pour sa part, la directrice nationale du programme, Samia Alloun, a insisté sur la place centrale qu’occupe l’accompagnement de la partie algérienne en matière de numérisation dans le cadre du PAGFAL.

Elle a fait savoir que le déploiement progressif du SIGB, qui permet l’exécution d’un budget ainsi que la tenue de la comptabilité budgétaire et générale en droits et obligations constatés, « débutera en 2024, avec pour objectif à terme, un déploiement généralisé à toute l’administration ».

Dans un premier temps, ce système sera opérationnel au niveau du ministère des Finances, avant d’être déployé à ceux de l’éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’Agriculture, et des Travaux publics, a-t-elle expliqué.

Outre l’amélioration de la rapidité et la précision des transactions financières, ce système permettra, souligne Mme Alloun, « d’augmenter la sécurité des données financières garantissant une protection maximale contre les menaces de plus en plus sophistiquées ».

Conçu pour appuyer les réformes du secteur des finances en Algérie, le PAGFAL, qui se poursuivra jusqu’à février 2027, se décline en diverses activités et prestations destinées aux directions générales du Budget, du Trésor, des Impôts et de la Numérisation, relevant du ministère des Finances.

Ces activités portent notamment sur des expertises en matière de gestion budgétaire, de fiscalité et de systèmes d’information, de conseil et de formation.

APS

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