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Viandes blanches : les prix en baisse

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Les prix des viandes blanches en baisse. Elles sont vendues entre 270 et 290 DA sur le marché de gros et entre 350 et 400 DA dans les boucheries. En avril dernier, elles atteignaient 550 DA/kg. Pour les œufs, le plateau est à 400 DA en gros, alors qu’il dépassait 600 DA en février. Les aviculteurs en subissent les conséquences.

Hassan, éleveur à Taouarga, une localité située à l’est de Boumerdès réputée pour ses grands complexes avicoles qui alimentent toutes les wilayas du pays en poussins, raconte que le poulet se vendait à 270 DA/kg il y a deux jours, et que le prix du poussin était tombé à 10 DA. Faute d’acheteurs, des milliers de poussins ont péri avant d’être jetés dans les poubelles. Les éleveurs reproducteurs ont donc subi de grandes pertes.

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L’éleveur, cité par le journal El Watan, explique cette baisse des prix par l’approche de l’Aïd, période où la consommation de viandes blanches diminue, ce qui oblige les abattoirs à fermer. De nombreux éleveurs suspendent temporairement leur activité pour éviter des pertes, d’où la baisse de la demande sur les poussins. Pour lui, cette situation est temporaire et les prix pourraient remonter en juillet. Il souligne aussi le manque d’organisation de la filière. La plupart des petits éleveurs travaillent dans l’informel, et seulement 20% d’entre eux sont inscrits au registre du commerce.

De son côté, Abdelkader, propriétaire de couvoirs à Lakhdaria, attribue la baisse des prix du poulet aux importations de viandes rouges, très prisées par les ménages. Il y a une dizaine de jours, le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni, a indiqué, jeudi, que l’opération d’importation des viandes se poursuivra jusqu’à la fin de l’année en cours. M. Zitouni a fait état de l’importation de 26.300 tonnes de viandes rouges et 10.000 tonnes de viandes blanches depuis le début de l’année.

Pour sa part, Kamel, éleveur à Tizi-Ouzou, accuse les spéculateurs et les grossistes de contrôler le marché des œufs, soulignant que l’Algérie compte deux marchés de gros des œufs, à Eucalyptus (Alger) et Constantine. Il suggère aux autorités de mieux contrôler le marché, notamment en rouvrant les cantines scolaires.

La filière avicole, bien que déstructurée, génère une valeur de production de plus de 80 milliards de dinars et emploie environ 25 000 personnes directement et plus de 40 000 autres à l’échelle nationale.

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