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Le pétrole chute, lesté par les inquiétudes autour de la Chine

Les deux références mondiales du brut chutaient fortement mercredi, lestées par les inquiétudes autour de la situation sanitaire en Chine, le premier importateur mondial de brut faisant face à un important regain épidémique de Covid-19.

Vers 16H00 GMT, le WTI américain pour livraison en février perdait 4,91% à 73,15 dollars le baril, et son équivalent européen, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, reculait de 4,86%, à 78,11 dollars le baril.

La Chine fait face à sa pire flambée de cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie ce qui se traduit par des « perspectives économiques incertaines à court terme » pour le pays, estime Craig Erlam, analyste d’Oanda.

D’autant que « malgré l’assouplissement de sa politique de zéro Covid, l’économie chinoise s’affaiblit », note Stephen Brennock, analyste à PVM Energy.

L’activité manufacturière en Chine a reculé en décembre pour le cinquième mois de suite, selon un indice indépendant publié mardi, les usines ayant été perturbées par des foyers de contamination.

L’analyste estime que « l’activité économique et la demande de pétrole du premier importateur mondial de brut continueront de s’affaiblir à mesure qu’il apprendra à vivre avec le virus ».

Pékin a en effet mis fin début décembre à sa politique draconienne dite du « zéro Covid », qui imposait notamment des tests de dépistage généralisés, un suivi strict des déplacements mais également des confinements et quarantaines obligatoires dès la découverte de cas.

Ces mesures, qui ont largement isolé la Chine du reste de la planète, ont porté un rude coup à la deuxième économie mondiale. Mais la levée brusque des restrictions sanitaires a relancé les contaminations, ce qui perturbe également la vie économique du pays.

La flambée du gaz stoppée par la douceur du temps

Le prix du gaz naturel en Europe a pour sa part chuté mercredi à son plus bas depuis fin novembre 2021, en raison des températures particulièrement douces pour la saison.

L’année 2022 avait pourtant été marquée par l’invasion russe de l’Ukraine qui avait propulsé les cours du gaz naturel européen à leur record historique.

Vers 17H00 GMT mercredi, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, dégringolait de près de 10%, s’échangeant à 65,00 euros le mégawattheure (MWh), peu après avoir dévissé jusqu’à 64,045 euros.

La consommation de gaz des particuliers est en effet fortement liée aux températures extérieures.

Le gaz naturel poursuit ainsi sur sa lancée de mi-décembre avec le redoux constaté en Europe et dans une partie des États-Unis. Rien qu’au mois de décembre, le prix du TTF néerlandais a chuté de près de 48%.

« Tant que les prévisions ne font pas état d’un climat hivernal, de nouvelles pertes semblent probables », notent les analystes d’Energi Danmark.

La chute de la demande « a amélioré encore plus la situation des stocks de gaz en Europe », qui se situent désormais « à un niveau tel que même les inquiétudes concernant l’hiver prochain ont commencé à s’apaiser », avancent les analystes de DNB Markets.

Ils estiment que les stocks de gaz européens se situent à 83,5 % de leur capacité, « soit 11,1 points de plus que le niveau saisonnier normal ».

AFP

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