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Goldman Sachs : la réouverture de la Chine pourrait faire grimper le pétrole de 15 dollars

La réouverture de la Chine pourrait faire grimper les prix du pétrole, a estimé dimanche la Banque américaine d’investissement Goldman Sachs.

Dans un note rapporté par la presse, la banque américaine a expliqué que l’assouplissement des règles COVID-19 de la Chine entraînerait probablement une hausse de la demande de pétrole et, par conséquent, les prix pourraient augmenter d’environ 15 dollars par baril.

« La demande chinoise de pétrole pourrait augmenter de 1 million de barils par jour en moyenne de 2022 à 2023 », a déclaré l’unité de recherche économique de la banque, et d’ajouter que le bénéfice de la réouverture de la Chine pour la demande d’utilisation finale des métaux est probablement limité, « car les secteurs des services surpassent les secteurs des biens, les investissements dans les infrastructures ralentissent et la reprise de l’immobilier pourrait ne pas être robuste l’année prochaine. »

Le pétrole remonte, requinqué par la vague de froid hivernal

A noter que les prix du pétrole ont bondi après avoir enregistré des pertes au cours des six dernières séances en raison des craintes croissantes de récession. En effet, les prix du pétrole s’éloignaient lundi de leurs plus bas en douze mois, la vague de froid qui dope la demande d’énergie prenant le pas sur les inquiétudes autour de la croissance mondiale, rapporte l’agence AFP.

Vers 15H25 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait 2,81%, à 78,24 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en janvier, prenait 3,91%, à 73,81 dollars. Les deux références s’éloignent de leurs plus bas depuis décembre 2021 atteints vendredi, à 75,11 dollars pour le Brent et à 70,08 dollars pour le WTI.

Les investisseurs prendront connaissance mardi du rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sur ses prévisions pour l’offre et la demande, suivi le lendemain par celui de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Du côté des Etats-Unis, « aucune date de reprise des opérations n’a été annoncée » par l’opérateur de l’oléoduc Keystone, fermé la semaine dernière après une fuite dans le Kansas, notent les analystes de ING.

Les prix du gaz restent 6 à 7 fois plus élevés que leur moyenne historique

Du côté du gaz, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne et qui avait commencé la séance en nette baisse, cédait 1,53%, à 136,99 euros le mégawattheure (MWh).

« Des températures plutôt modérées jusqu’à présent avaient apaisé les inquiétudes sur les niveaux de réserves de gaz, mais l’espoir que la demande serait moindre » en raison des températures clémentes « est modéré par la vague de froid », a commenté Joshua Mahony, analyste chez IG, cité par l’AFP.

Les analystes de la holding financière américaine JP Morgan, cités par la même source, estiment qu’à plus long terme que « si la demande continue d’être moins forte que d’habitude et si les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) se poursuivent, et malgré l’épisode de froid prévu pour les deux prochaines semaines, il est possible que les prix » du gaz européen baissent sous leur évaluation actuelle de 129 euros le mégawattheure en 2023.

Soulignant que « les prix restent 6 à 7 fois plus élevés que leur moyenne historique » en raison de l’invasion russe de l’Ukraine, les mêmes analystes ont rappelé que la baisse récente des prix « n’est pas un retour à la normale ».

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