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Kassali : le déficit du Trésor sera financé à travers le recours au FRR

Le ministre des Finances, Brahim Djamel Kassali, a indiqué, lundi, que le déficit du Trésor sera financé à travers le recours au Fonds de régulation des recettes (FRR) et grâce aux prévisionnels de la fiscalité pétrolière en 2023 et de la bourse.

Répondant à une question d’un sénateur sur le financement du déficit du Trésor lors d’une séance plénière au Conseil de la nation dans le cadre du débat autour du texte de loi des finances 2023, M. Kassali a précisé que le FRR devra atteindre 2.300 milliards de dinars à la fin de l’année, rapporte l’agence APS.

Le ministre des Finance a également fait savoir que la liquidité bancaire a connu en 2022 une nette évolution, ayant atteint 1.800 milliards de DA vers la fin de septembre 2022, selon le ministre, qui a expliqué que cette liquidité contribuerait au financement des projets économiques, mais aussi au financement du déficit du Trésor à travers la souscription à la bourse.

Il a indiqué que les recettes de la fiscalité pétrolière représenteraient seulement 41% du total des recettes budgétaires de l’Etat prévues pour l’exercice 2023, durant lequel, a-t-il ajouté, le budget de l’Etat connaitra une amélioration en termes de rentabilité de la fiscalité ordinaire qui atteindra les 59% du total des recettes budgétaires.

Un déficit budgétaire global de 6.586,3 mds de DA

Lors de la présentation lundi du texte de loi au Sénat, M. Kassali a indiqué que le déficit budgétaire passera de 4.092,3 mds de DA (-15,9 du PIB) dans les prévisions de clôture pour 2022 à un déficit moyen de 5.720,0 mds de DA sur la période 2023-2025 (-20,6% du PIB).

Le déficit budgétaire global passera de 4.950,3 mds de DA (-19,2% du PIB), selon les prévisions de clôture pour 2022, à un déficit moyen de 6.586,3 mds de DA durant la période 2023-2025 (-23,7 % du PIB).

Pour 2023, le texte de loi de finances prévoit une augmentation des recettes budgétaires totales à 7.901,9 milliards de DA et 13.786,8 mds DA de dépenses, réparties sur les dépenses de fonctionnement, qui augmenteront à 9.767,6 mds de DA (+26,9%) et les dépenses d’équipement qui s’élèveront à 4.019,3 mds de DA (+2,7%) par rapport à la loi de finances complémentaire (LFC) 2022.

Concernant la répartition du budget de fonctionnement, le texte de loi prévoit 3.037,41 mds de DA pour prendre en charge l’augmentation des salaires des personnels de l’administration centrale et des services centralisés (+23,55% par rapport à l’année 2022).

Le ministre des Finances a indiqué que cette augmentation s’explique essentiellement par la prise en charge des incidences financières occasionnée par la modification de la grille indiciaire des salaires, introduite en avril 2022, ainsi que l’intégration des bénéficiaires du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle et la conversion des contrats d’insertion sociale en contrats à durée illimitée.

La masse salariale représentera 47,39% du budget de fonctionnement

Le ministre des Finances a indiqué, à cet égard, que la masse salariale prévue devrait atteindre 4.629 milliards DA l’année prochaine, ce qui représente 47,39% du budget de fonctionnement, tandis que l’impact financier de l’intervention économique de l’Etat passera à 1.927,20 milliards DA (+ 40,67 % par rapport à 2022), qui seront répartis essentiellement sur la contribution au Fonds national du logement, l’augmentation des affectations allouées à l’assurance chômage et l’augmentation de la contribution de l’Etat à l’Office national des céréales.

Evoquant le budget d’équipement (4.019,28 milliards DA), M. Kassali a indiqué qu’il s’agira principalement en 2023 de l’achèvement des projets en cours de réalisation et de l’inscription de projets stratégiques et urgents, soulignant qu’en 2022, « il a été procédé au dégel d’un programme estimé à plus de 110 milliards de DA destiné à 217 projets d’investissement à valeur ajoutée ».

Le texte de loi des finances a été élaboré sur la base d’un prix référentiel prévisionnel du baril de pétrole de 60 dollars pour la période entre 2023 et 2025. Il prévoit un taux d’inflation à 5,1% en 2023, 5,4% en 2024, un taux de croissance moyen de 4,1% en 2023 et de 4,4% en 2024 et un niveau d’inflation de 5,1% en 2023 et de 4,5% en 2024 et 4,0 en 2025.

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