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Le pétrole recule à cause de possibles nouvelles hausses des taux

Les prix du pétrole étaient lestés mardi par la possibilité d’une nouvelle salve de hausse de taux des différentes grandes banques centrales mi-décembre, et malgré l’entrée en vigueur de sanctions sur le brut russe qui pourraient perturber l’offre mondiale.

Vers 10H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février perdait 1,51%, à 81,42 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en janvier, baissait de 1,48%, à 75,79 dollars.

De fortes pertes ont été enregistrées lundi en fin de journée et se poursuivaient mardi, après des indicateurs révélant que l’économie américaine « est encore dynamique », a expliqué Ricardo Evangelista d’ActivTrades, « ouvrant la voie à de nouvelles hausses des taux d’intérêt ».

Or, une nouvelle hausse des taux d’intérêts de la Réserve fédérale américaine (Fed) mi-décembre réduirait « les perspectives de croissance à court et moyen terme, un scénario qui entraînerait une baisse de la demande de pétrole », poursuit l’analyste.

Cela constituerait aussi un soutien au billet vert. Et comme le brut s’échange en dollar, son appréciation réduit le pouvoir d’achat des acheteurs utilisant des devises étrangères.

Cette nouvelle chute des prix de l’or noir ramènent les deux références mondiales à des niveaux proches de leurs plus bas de l’année.

Dimanche, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) ont opté pour le statu quo, à savoir une réduction de leurs objectifs de production de deux millions de barils par jour jusqu’à fin 2023 par rapport à leurs quotas d’avant la réunion d’octobre.

Une décision prudente que les analystes d’Energi Danmark expliquent par « l’incertitude persistante quant à l’effet des nouvelles sanctions sur le pétrole russe, y compris un plafonnement des prix, sur l’offre mondiale ».

Lundi a en effet marqué le début de l’embargo européen, mais aussi du plafonnement à 60 dollars le baril du pétrole russe par les pays du G7, de l’UE et l’Australie.

Moscou a affirmé à plusieurs reprises que la Russie ne vendrait pas de pétrole aux pays appliquant le plafonnement.

« L’inconnue la plus déterminante à l’heure actuelle concerne la Chine continentale, l’Indeet la Turquie, qui sont actuellement les principaux acheteurs de brut russe », affirment Viktor Kurilov et Jorge Leon, de chez Rystad Energy.

Les analystes n’excluent cependant pas une remontée des prix due à une pénurie de navires pétroliers et l’incapacité pour la Russie d’assurer ses transports de brut.

AFP

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