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Rendez-vous pour les visas : les explications de l’ambassadeur de France

L’Ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, s’est exprimé, ce jeudi, sur la question de l’octroi des visas pour les algériens. Il a également évoqué les difficultés que rencontrent les citoyens pour prendre un rendez-vous pour le dépôt de leurs demandes de visa auprès des prestataires de services chargés agréés.

Avant de déposer une demande de visa pour la France, le demandeur doit prendre un rendez-vous en ligne sur les sites des prestataires de services à savoir VFS Global pour la région Centre et TLS Conact pour les régions Est et Ouest du pays.

Cette procédure qu’on peut effectuer soi-même, est devenue impossible en raison l’intervention d’intermédiaires qui en ont fait un business. En effet, le citoyen lambda ne peut plus prendre un rendez-vous pour déposer sa demande de visa.

Pour le faire, il est obligé solliciter les services d’intermédiaires, contre des sommes d’argent allant des fois jusqu’à 40.000 dinars, alors que la prise de rendez-vous est gratuite.

Lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision Ennahar TV, l’ambassadeur de France a révélé que des agences et intermédiaires illégaux qui monnayent leurs services, saturent le système et donc plus personne ne peut prendre de rendez-vous. M. Gouyette a relevé « le caractère nocif » de ces agences et intermédiaires et les difficultés éprouvées par les citoyens pour obtenir des rendez-vous.

« En réalité, ce que l’on ne sait pas, c’est que ces intermédiaires, qui monnaient leurs services, prennent des rendez-vous et saturent le système, et donc, plus personne ne peut prendre un rendez-vous, parce que souvent, ce sont ces agences et officines, qui n’ont aucune existence légale, rackettent en fait les demandeurs de visa en leur faisant payer des droits qu’ils n’ont absolument pas à payer », a-t-il expliqué, en rappelant que la prise de rendez-vous est « gratuite ».

Pour y remédier à cette situation, François Gouyette a indiqué que « nous y réflichissons » sans donner plus de précisions. Le diplomate français a invité les demandeurs de visa « à bien réfléchir qu’en favorisant ce genre d’intermédiaires, ils ne se rendent pas service, au contraire, ils compliquent les choses ».

Concernant la question de l’octroi des vias, qui rappelons-le, en 2021, la France avait réduit de moitié le nombre accordés aux algériens, M. Gouyette a indiqué qu' »il y a eu une situation qui nous a conduits à réduire le volume de délivrance des visas, et maintenant, nous envisageons et ça été annoncé, de reconsidérer cette décision et faire en sorte que les publics qui concourent à la vitalité de la relation entre la France et l’Algérie, je pense aux acteurs économiques, aux étudiants, aux artistes… ».

Interrogé sur les modalités d’octroi d’un visa français, il a expliqué qu' »elles sont définies par le code Shengen, qui est un code communautaire. Les modalités sont définies par les Accords de Shengen ». « Après, il y a toujours une réalité qu’il faut toujours rappeler, c’est que la décision d’octroyer le visa est une décision souveraine de chaque Etat (…) ».

A une question de savoir si des faciltiés seront décidées sur l’octroi des visas pour les algériens, l’ambassadeur de France a indiqué que « nous allons discuter avec les parties concernées et que c’est dans cet esprit que se situe la reprise des relations » en l’Algérie et la France.

« La mobilité est l’un des chapitres importants de la Déclaration d’Alger. Mais la mobilité, elle se conçoit effectivement de manière dynamique, c’est-à-dire qu’il faut que ceux qui concourent à la vitalité de la relation bilatérale puissent se rendre plus facilement en France. Le président Macron l’avait dit. C’est clairement dans cette perspective que nous nous situons et ils convient dans le même temps, ceux qui n’ont pas vocation à se maintenir sur le territoire français, parmi les étrangers en situation irrégulière, puissent être reconduits dans des conditions normales », a-t-il dit.

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