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Crise avec l’Algérie : des entreprises espagnoles ont déjà définitivement abandonné le marché

Les hommes d’affaires valenciens qui exportent vers l’Algérie ne peuvent toujours pas faire d’affaires avec ce pays, cinq mois après la suspension des relations avec l’Espagne, a rapporté, hier dimanche, le média espagnol Cadenaser.

La situation est angoissante pour plusieurs entreprises, certaines d’entre elles envisagent déjà de fermer. L’Association des entreprises exportatrices ARVET estime qu’une partie du marché a déjà été définitivement perdue et, même si les relations sont rétablies, il ne sera pas possible de le reprendre.

En 2021, les entreprises valenciennes ont exporté 416 millions vers l’Algérie, soit deux fois plus que l’année précédente, mais tout est paralysé depuis juin.

Les marchandises arrivant dans ce pays en provenance d’Espagne ne passent pas la douane et sont renvoyées à leur origine, selon le même média.

Salvador Serrano, membre de l’ARVET et directeur de Bombas Ideal, une entreprise qui exportait jusqu’à l’été en Algérie, affirme que la situation continue d’être celle d’une « incertitude totale ».

Et dajouter : « de nombreuses entreprises espagnoles ont déjà définitivement abandonné le marché, car les entreprises algériennes ont déjà recherché d’autres prestataires en France ou en Italie », selon la même source.

De nombreuses entreprises cherchent déjà des débouchés pour leurs produits sur d’autres marchés internationaux, mais Serrano affirme que le contexte est si difficile que certaines n’y parviennent pas et finissent par fermer.

Il regrette également le manque de soutien institutionnel de la part des administrations qui, selon les hommes d’affaires, les ont oubliés. Salvador Serrano (ARVET) : « La demande du marché algérien est déjà satisfaite par d’autres fournisseurs ».

Des hommes d’affaires regrettent qu’un marché d’un million de dollars ait été perdu pour des raisons politiques et demandent une nouvelle fois au gouvernement central d’essayer de rétablir les relations, car les entreprises exportatrices n’ont actuellement pas la capacité de réagir.

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