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Le pétrole commence la semaine en hausse, dopé par l’Opep+ qui se réunit mercredi à Vienne

Les prix du pétrole commençaient la semaine en forte hausse, dopés par l’Opep+, qui se réunira mercredi en présentiel pour la première fois depuis le choc de la pandémie, alimentant les attentes sur une baisse importante de production.

Vers 10H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, dont c’est le premier jour comme contrat de référence, prenait 4,08%, à 88,61 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), la bourse spécialisée dans l’énergie.) américain pour livraison le même mois, gagnait 4,28% à 82,89 dollars.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés notamment la Russie, un ensemble de pays surnommé l’OPEP+, « envisage de procéder à sa plus importante réduction de production depuis la pandémie » de Covid-19 pour contrer la chute des cours, affirme Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor.

Les deux références du pétrole ont en effet enregistré de lourdes pertes pendant le mois de septembre (-8,8% pour le Brent et -11,2% pour le WTI), la bourse spécialisée dans l’énergie.), lestées par l’attention portée aux craintes croissantes d’une récession dans les pays consommateurs.

L’alliance a annoncé samedi que sa réunion de mercredi se tiendrait en présentiel à Vienne, une première depuis mars 2020 et l’émergence de la pandémie de coronavirus, alimentant les rumeurs de coupes drastiques de sa production.

« Les membres du groupe ont déjà entamé des discussions sur la réduction des quotas de production de 500.000 barils par jour à un million », souligne Stephen Brennock, de PVM Energy.

« Le cartel envisagerait une réduction de plus d’un million de barils par jour pour compenser les récentes baisses » de cours, avance pour sa part Mme Scholar.

Déjà en septembre, face aux craintes de récession, l’OPEP+ avait légèrement abaissé son objectif (de 100.000 barils), pour la première fois depuis plus d’un an, et s’était dit prêt à faire plus.

En outre, les principales banques centrales s’empressent de relever les taux pour contenir l’inflation, « assombrissant encore le tableau de la demande à court terme », remarque M. Brennock.

La force du dollar a également pesé sur la demande de pétrole, rappellent les analystes. Le brut s’échangeant en dollars, un billet vert fort réduit le pouvoir d’achat des investisseurs étrangers utilisant d’autres devises, et donc la demande.

AFP

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