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Pétrole : la Russie suggère à l’Opep+ de réduire sa production de 1 million de barils/jour

La Russie est susceptible de proposer que l’OPEP+ réduise sa production de pétrole d’environ 1 million de barils par jour lors de sa prochaine réunion en octobre, rapporte ce mardi l’agence Reuters citant une source familière du point de vue russe.

La réunion aura lieu le 5 octobre dans un contexte de chute des prix du pétrole et de mois de forte volatilité du marché qui ont incité un autre grand producteur de l’OPEP+, l’Arabie saoudite, à déclarer que le groupe pourrait réduire sa production.

L’OPEP+, qui regroupe les pays de l’OPEP et des alliés comme la Russie, a refusé d’augmenter la production pour faire baisser les prix du pétrole, malgré la pression exercée par les principaux consommateurs, dont les États-Unis, pour aider l’économie mondiale.

Les prix ont néanmoins fortement chuté ce mois-ci en raison des craintes concernant l’économie mondiale et d’une reprise du dollar américain après que les Réserves fédérales aient relevé leurs taux. 

La Russie est confrontée à des défis pour maintenir sa production de pétrole en raison des sanctions occidentales sur ses secteurs énergétique et financier après qu’elle ait envahi l’Ukraine en février dernier.

L’Arabie saoudite n’a pas condamné les actions de Moscou dans un contexte de relations difficiles avec l’administration du président américain Joe Biden. 

Le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman se sont entretenus la semaine dernière et ont loué les efforts déployés dans le cadre de l’OPEP+, confirmant leur intention de s’en tenir aux accords existants, a déclaré le Kremlin.

Les prix du pétrole se redressent

L’approche de l’entrée en vigueur des sanctions européennes contre le brut russe et les craintes d’une réduction de la production de l’Opep+, ont fait que les prix du pétrole se redressaient ce mardi. 

En effet, vers 09H20 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre montait de 1,57%, à 85,38 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, prenait 1,38% à 77,77 dollars, rapporte l’agence AFP. 

Les cours du brut reprenaient leur souffle après une nouvelle séance en baisse la veille, conduite par les risques croissants de récession mondiale, ce qui ferait s’effondrer la demande.

L’approche de l’entrée en vigueur de l’embargo de l’Union européenne sur les importations de pétrole russe le 5 décembre prochain soutient les cours, ramenant les craintes d’un manque d’approvisionnement sur le devant de la scène.

Un scénario fait aussi son chemin parmi les analystes: celui d’une nouvelle réduction de l’objectif de production total des membres de l’OPEP+ lors de leur réunion du 5 octobre.

Début septembre, l’alliance avait choisi de baisser ses quotas de 100.000 barils par jour pour le mois d’octobre, réduction certes symbolique mais inédite depuis les coupes drastiques opérées par le groupe pour faire face à l’effondrement de la demande au plus fort de la pandémie de Covid-19.

Depuis la dernière réunion du groupe, les deux références mondiales du brut on chuté d’environ 10%, retrouvant leurs niveaux de janvier, bien loin des sommets enregistrés en mars, à 139,13 dollars pour le Brent et 130,50 dollars pour le WTI, la bourse spécialisée dans l’énergie., au début de la guerre en Ukraine.

Pour « briser la dynamique négative » et « fixer un plancher aux prix » du brut, les analystes d’UBS estiment que l’OPEP+ pourrait vouloir frapper plus fort et procéder à une coupe d’au moins 500.000 barils par jour lors de sa prochaine réunion.

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