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Unité des cuirs de Batna : près de 60.000 unités de cuir exportées depuis début 2022

L’unité de l’Algérienne des cuirs et dérivés (ACED) de Batna a exporté, depuis début 2022 à ce jour, près de 60.000 unités de cuir semi-transformé vers l’Italie, a fait savoir, ce jeudi, Riadh Bouhafs. directeur de cette entreprise implantée dans la zone industrielle de Batna.

Dans des déclarations à l’agence APS, M. Bouhafs a affirmé que l’ACED de Batna est parvenue à se frayer une place dans le marché italien qui représente un centre mondial des cuirs à la faveur de la qualité de ses produits. Il a assuré qu’une autre quantité de 75.000 unités de cuir devrait être exportée vers la même destination avant fin 2022.

Selon le même responsable, l’ACED, qui est opérationnelle depuis 1973, exporte déjà depuis plusieurs années et est parvenue, en 2009, à exporter 200.000 unités de cuir semi-transformé. Il a ajouté que l’Algérienne des cuirs et dérivés de Batna qui fait partie de cinq mégisseries relevant de l’ACED mise sur la disponibilité de la matière première, à savoir du cuir d’origine ovine et caprine pour booster la production et fournir le cuir pour le marché national, voire pour les marchés mondiaux.

L’unité s’approvisionne en peaux auprès des collecteurs particuliers et assure quotidiennement le traitement de 2.000 peaux, dont 1.500 d’origine ovine et 500 d’origine caprine, a-t-il précisé, en ajoutant que l’opération de collecte des peaux des sacrifices durant l’Aïd El-Adha 2022 a permis à l’unité de ramasser 30.128 peaux des wilayas de Batna, Khenchela, Sétif, Bejaia, Skikda et Constantine dont le tri a révélé que seules 5.061 peaux peuvent être traitées et transformées alors que le reste ne répond pas aux conditions requises et devrait être détruit.

L’opération qui se poursuit encore est considérée, tout de même, « positive » comparativement à l’année passée au cours de laquelle l’unité avait reçu seulement 800 peaux exploitables sur 30.000 collectées, a précisé M. Bouhafs, qui a insisté également sur le rôle important du citoyen dans la réussite de ce type de campagne, visant la préservation d’une ressource précieuse et susceptible d’être exploitée dans la diversification de l’économie nationale.

Plus les peaux collectées répondent aux conditions requises en n’étant ni putréfiées ni incisées, l’exploitation de l’ensemble de leurs constituants (peau, laine, poils et graisses) sera plus importante, y compris à travers l’investissement et l’implication de porteurs de projets générateurs d’emplois.

L’unité, dont les installations ont été rénovées à 80% en 2014, traite les peaux par le biais de six ateliers depuis leur état brut jusqu’à leur commercialisation dans un état semi-transformé, utilisable par diverses entreprises pour la confection de produits divers, a souligné le chef du service de commercialisation, Abdelkrim Yahiaoui.

Les déchets des peaux seront exploités pour la fabrication de fertilisants agricoles à la faveur de l’entrée en activité, dès septembre prochain, d’une nouvelle unité installée à Alger, a affirmé de son côté le chef du service de contrôle de la qualité, Brahim Medji.

L’unité de Batna fournira pour cette future unité un stock de déchets de plus de 100 tonnes au même titre que les unités de Jijel, Djelfa, El Amria (Ain Témouchent) et Rouiba (Alger).

Selon l’administration de l’unité de Batna, l’une des plus anciennes mégisseries publiques spécialisées dans le traitement des peaux ovines et caprines, l’ACED de Batna occupe un site de 52.315 m2.

Une opération de réhabilitation de la station d’épuration des eaux de l’unité est actuellement en cours et sera opérationnelle dans les prochains mois de sorte à contribuer à la préservation de l’environnement, a-t-on noté.

Les cadres de cette mégisserie, dont certains ont suivi une formation dans le traitement et le tannage des cuirs à l’intérieur et l’extérieur du pays, ainsi que ses travailleurs expérimentés, œuvrent à développer la production et s’orienter vers l’exportation si les conditions nécessaires sont mises en place, dont la disponibilité de la matière première et la protection du produit national face aux produits d’importation.

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