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Produits de large consommation : la baisse des prix favorisée par le recul de la demande

Le Directeur de l’organisation des marchés et des activités commerciales au ministère, Ahmed Mokrani, s’est exprimé sur la baisse des prix des produits de large consommation constatée ces derniers jours.

Dans des déclarations ce mercredi à l’agence APS, M. Mokrani a indiqué que la baisse de la demande sur les produits alimentaires et agricoles de large consommation et la maîtrise de leurs réseaux de distribution ont favorisé la réduction des prix de ces produits sur les marchés.

Le même responsable a précisé que le niveau de production des produits alimentaires et agricoles de large consommation n’a pas changé, mais, a-t-il expliqué, la baisse de la demande enregistrée après le mois de Ramadhan a favorisé l’abondance de ces produits sur les marchés, entraînant une « réduction sensible de leurs prix ».

Durant le mois de Ramadan, il y avait une pression sur de nombreux produits en raison de la demande croissante et des achats excessifs de certains produits comme la semoule et l’huile, à l’origine de perturbations dans l’approvisionnement, a-t-il dit, soulignant que « les niveaux d’approvisionnement sont les mêmes actuellement, mais les produits sont disponibles en abondance dans les commerces ».

Les prix ont baissé en mai de 34-40% par rapport à ceux du mois de Ramadhan

Les prix ont baissé en mai de 34-40% par rapport à ceux du mois de Ramadhan, selon les données du ministère du Commerce, qui suit régulièrement les opérations d’approvisionnement au niveau des marchés de gros et de détail dans les 58 wilayas du pays, à travers le système numérique utilisé au niveau central.

Outre la baisse de la demande, les prix des fruits et légumes ont aussi reculé sur les marchés avec le début de la récolte des cultures saisonnières, a relevé le responsable.

Selon lui, l’encadrement des opérations de commerce extérieur, en coordination avec le secteur agricole, par l’octroi de licences d’importation à certains opérateurs économiques, a également contribué à la régulation du marché et à la réduction des prix, citant à titre d’exemple le prix de la banane qui a reculé à 330 DA/Kg.

Il a en outre salué les mesures prises par les pouvoirs publics visant à arrêter l’exportation des produits alimentaires de large consommation, comme la pomme de terre, les pâtes alimentaires, la farine, la semoule de blé dur, l’huile de table, le sucre, la tomate en conserve et les œufs, ce qui a contribué à l’abondance des produits au niveau des marchés de gros et de détail.

Lutte contre la spéculation

Le directeur a attribué cette abondance et cette baisse des prix aux efforts consentis par le secteur, à travers les opérations « réussies » qui ont été menées par les agents de contrôle en coordination avec les services de sécurité, lesquelles visaient à mettre fin à la spéculation.

Les services du secteur s’emploient, à travers ces opérations, à l’intensification du contrôle sur les marchés de gros, en veillant au respect des prix des produits subventionnés.

Parmi ces opérations, M. Mokrani a cité le démantèlement il y a deux jours d’un réseau de commerçants dans la wilaya de Djelfa, une opération qui s’est soldée par la saisie de près de 2.400 sachets de lait, vendus à des prix non réglementés.

Pour le même responsable, la loi sur la lutte contre la spéculation qui est entrée en vigueur en début d’année, a « largement » contribué au retour à la stabilité dans les réseaux de distribution, désormais contrôlés par le secteur, notamment en ce qui concerne le lait subventionné, la semoule, la farine, l’huile de table et le sucre blanc.

Une plateforme de suivi du lait subventionné dans les semaines à venir

A ce titre, il a fait savoir que la plateforme numérique de suivi et d’encadrement des opérations de production et de distribution du lait subventionné entrerait en service « dans les prochaines semaines », après avoir été approuvée par les deux secteurs de l’agriculture et du commerce.

Cette plateforme numérique a été mise en place après l’évaluation réalisée par le secteur du commerce, qui a dévoilé des dysfonctionnements en matière de distribution et l’existence de 400 communes qui n’étaient pas concernées par cette opération.

M.Mokrani a enfin souligné que cette plateforme serait « un point de départ » pour l’adoption de la numérisation et de la gestion en fonction des données actualisées, afin de maitriser les réseaux de distribution de tous les produits de large consommation, et de lutter contre toutes formes d’escroquerie, de fraude et de détournement des produits subventionnés de leur destination en violation des lois en vigueur.

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