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L’Algérie autorise de nouveau le survol d’avions militaires français

L’Algérie a de nouveau autorisé le survol de son territoire par les avions militaires français.

En effet, un avion militaire français a pu survoler le territoire de l’Algérie avec l’accord formel des autorités algériennes, pour la première fois depuis octobre, a indiqué jeudi 17 février à l’AFP l’état-major des armées françaises.

« La demande est passée par l’ambassade de France, comme à chaque fois qu’un avion militaire survole un territoire étranger », a-t-on expliqué de même source sans préciser ce que transportait l’Airbus A330 MRTT.

« Les autorités algériennes nous avaient prévenus que c’était possible », a ajouté l’état-major, laissant supposer que d’autres survols devraient être de la même façon acceptés à l’avenir.

Hier, le chef d’état-major français Thierry Burkhard a indiqué s’être entretenu avec son homologue algérien, le général Saïd Chanegriha. « Echanges sur la situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne, en particulier sur la menace terroriste. Volonté commune de renforcer la coopération entre nos deux armées », a-t-il précisé sur son compte twitter.

La France et ses partenaires européens ont officialisé jeudi leur retrait militaire du Mali après neuf ans de présence dans région du sahel.

Dans des propos rapportés début octobre dernier par le journal Le Monde, le président français, Emmanuel Macron, avait déclaré, que l’Algérie, après son indépendance en 1962, s’était construite sur « une rente mémorielle » entretenue par « le système politico-militaire », questionnant l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation française.

En réaction, Alger avait rappelé en octobre 2021 son ambassadeur à Paris et interdit le survol de son territoire aux avions militaires français de l’opération Barkhane au Mali. L’ambassadeur d’Algérie en France a regagné son poste en janvier dernier.

Il y a un dégel dans les relations entre l’Algérie et la France

Mardi soir, lors d’une entrevue avec des médias nationaux, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué qu' »il y a un dégel dans les relations avec la France » et que « l’Algérie est un pays incontournable pour l’Afrique et une puissance africaine avérée », a-t-il dit en réponse à une question sur le récent entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron.

Le chef de l’Etat qui a notamment mis l’accent sur la nécessité d’une « entente » basée sur le respect mutuel, a toutefois relevé qu’il ne pouvait pas « dire plus que cela dans le soucis de ne pas influencer sur le processus électoral en France » qui s’apprête à organiser une élection présidentielle en avril prochain.

« De manière générale, les choses se sont tassées », a-t-il dit, rappelant les résultats « très positifs » ayant couronné la récente réunion tenue à Alger entre une délégation française conduite par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères français avec une délégation conduite également par le SG du MAE algérien.

Le Président Tebboune a indiqué que « les choses commencent à prendre une autre direction », évoquant, à ce propos, le « geste » de Macron qui a rendu hommage aux victimes des manifestations pour la paix et contre l’OAS en Algérie, le 8 février 1962, réprimées dans le sang à la station de métro Charonne à Paris, par le préfet de police, Maurice Papon.

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