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Cheptel ovin : des races menacées d’extinction

Le PDG de l’Algérienne des viandes rouges (ALVIAR), Lamine Derradji, a évoqué, ce lundi, la préservation des races ovines locales comme celles de Ras-El-Hamra et de Ouled Djellal.

S’exprimant sur les ondes de la radio chaîne 3, M. Derradji a tiré la sonnette d’alarme du risque d' »extinction » de ces races de « haute valeur » suite, principalement, à « la cherté et le manque de l’aliment de bétail » d’une part, et « l’absence de pâturage causé par l’absence de pluie au cours de ces deux dernières années », d’autre part, a-t-il argué.

Selon lui, le cheptel ovin ne comprend actuellement que « quelques milliers » de têtes de ces deux races, qu’il a qualifiées de  »patrimoine à conserver » pour éviter, entre autres, d’aller vers l’importation de la viande ovine, tout en déplorant la vente dans les boucheries de la viande du « capital reproducteur », en l’occurrence la brebis.

En signe d’espoir, M. Derradji a évoqué des centres de reproduction mis en place au niveau de l’Alviar pour repeupler ces deux races ovines, et un programme du ministère de tutelle destiné à leur conservation, sans fournir davantage de détails.

Il a annoncé, dans le même contexte, la signature dans « les jours à venir » d’un contrat entre Alviar et un « groupe algérien » pour le lancement d’un projet de ferme pilote de production de brebis reproductrices à Bougtoub dans la wilaya d’El-Bayadh, s’étalant sur « quelque 10.000 hectares et qui vise plus de 40.000 têtes de brebis reproductrices », a-t-il expliqué.

En janvier dernier, sur les ondes de la même chaîne radio (Chaîne 3), le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni, avait qualifié la filière d’élevage des ovins en Algérie d' »unique au monde en terme de qualité, de quantité et de savoir-faire pour ce qui est de notre élevage traditionnel ».

Le ministre avait précisé que l’Algérie dispose 26 millions de têtes d’ovins et que cette filière occupe énormément de population, produit beaucoup de richesse. « L’importation de viande rouge issue de l’élevage ovin est quasiment interdite à l’importation, parce que nous couvrons les besoins du marché national », avait-t-il rappelé.

Par ailleurs, M. Derradji a indiqué que « la filiale des viandes rouges en Algérie représente près de 17% du poids de l’économie agricole, et génère un flux de production estimé à 600 milliards de dinars, avec un taux de croissance moyen de 4,18% », rappelant que le cheptel national ovin est « évalué à 31 millions de têtes, dont 19 millions de brebis reproductrices ».

Il a ajouté que « le volume de la production nationale annuelle des viandes rouges est de 580 milles tonnes », relevant que « le taux d’importation du bovin frais et congelé a enregistré une baisse de plus de 87% durant la période 2016-2021 ».

Le PDG de l’Alviar a fait savoir aussi que le nombre d’éleveurs s’élevait à « plus de 25.000 éleveurs à travers le territoire national, dont des éleveurs saisonniers qui ne font de l’élevage qu’à l’approche de l’Aid El-Adha ou le mois de Ramadhan, notamment ».

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