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Indice de perception de la corruption : l’Algérie recule de 13 places

L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2021 a été publié mardi 25 janvier 2022 par Transparency International. L’IPC montre que les niveaux de corruption restent au point mort dans le monde, 86 % des pays n’ayant que peu progressé, voire aucunement, au cours des dix dernières années.

L’IPC classe 180 pays et territoires selon le niveau de corruption perçu dans le secteur public, sur une échelle qui va de 0 (fortement corrompu) à 100 (faiblement corrompu). La moyenne mondiale, inchangée pour la dixième année consécutive, se situe à 43.

L’Algérie occupe la 117ème place sur 180 pays dans le classement de Transparency international sur l’indice de perception de la corruption au cours de l’année 2021.

L’Algérie a reculé de 13 places avec un score de 33 sur 100 contre 36 sur 100 dans le classement 2020 dans lequel elle a été classée et 104ème place. En 2019, l’Algérie était classée 106ème.

Selon le classement, l’Algérie occupe le même rang que l’Egypte, le Nepal, les Philippines et la Zambie.

En Afrique, le pays le moins corropu est les Seychelles qui occupe le 23ème rang mondial avec un score de 70 points sur 100. Suivi par le Cap Vert (39ème/58 points), puis le Botswana (45ème/55 points), l’île Maurice (49ème/54 points), le Rwanda (52ème/53 points).

La Tunisie et l’Afrique du Sud arrivent à la 70ème place avec 44 points. Le Maroc occupe la 87ème position et recule d’une place par rapport à l’an dernier. Le Nigéria arrive à la 154ème place avec 24 points.

Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande dominent le classement

Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande dominent le classement, avec un score de 88. En tête de l’indice de démocratie, ces trois pays considérés comme les « moins corrompus », font également figure de champions en matière de libertés civiles, souligne Transparency International.

Suivent la Norvège, Singapour et la Suède, avec 85 points. Puis la Suisse, avec 84 points. Les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne se placent respectivement aux 8e, 9e et 10e places.

Le Royaume-Uni occupe la 11ème place, Hong Kong (12ème), le Canada (19ème), l’Australie, la Belgique et le Japon (18ème), la France (22ème), les Emirats Arabes Unis (24ème). Les Etats-Unis 27ème, le Qatar (31ème), la Corée du Sud (32ème), l’Espagne (34ème), l’Italie (42ème).

L’Arabie Saoudite (52ème), la Chine (66ème), le Mexique (124ème), la Russie (136ème), l’Iran (150ème).

En bas du classement, le Venezuela (177ème/14 points), la Somalie et la Syrie occupent la 178ème place avec 13 points, et le Soudan du Sud (180ème/11 points). La Syrie est également classée au dernier rang en matière de libertés civiles – la Somalie et le Soudan du Sud ne figurant pas dans cet indice.

Selon l’IPC, 27 pays, dont Chypre (53), le Liban (24) et le Honduras (23), enregistrent des scores historiquement bas cette année.

Au cours de la dernière décennie, 154 pays ont soit décliné, soit réalisé des progrès insignifiants. Depuis 2012, 23 pays ont sensiblement reculé dans l’IPC – dont des économies avancées comme l’Australie (73), le Canada (74) et les États-Unis (67), ce dernier sortant pour la première fois de la liste des 25 nations les mieux notées. En même temps, 25 pays ont nettement amélioré leurs scores, notamment l’Estonie (74), les Seychelles (70) et l’Arménie (49).

« Les pays qui violent les libertés civiles enregistrent constamment un score plus bas dans l’IPC »

Transparency International constate que « les pays qui violent les libertés civiles enregistrent constamment un score plus bas dans l’IPC ». « La complaisance dans la lutte contre la corruption exacerbe les atteintes aux droits de l’homme et sape la démocratie, ce qui débouche sur une spirale infernale. Au fur et à mesure que les droits et les libertés s’amenuisent et que la démocratie s’affaiblit, l’autoritarisme s’installe, entraînant des niveaux de corruption encore plus élevés », selon l’ONG basée en Allemagne.

«  Les droits humains ne sont pas qu’un atout agréable dans la lutte contre la corruption. Les régimes autoritaires détruisent les systèmes d’équilibre de pouvoirs indépendants et rendent les efforts de lutte contre la corruption tributaires des caprices d’une élite. Faire en sorte que les gens puissent s’exprimer librement et travailler collectivement pour exiger du pouvoir qu’il rende des comptes est la seule voie durable vers une société exempte de corruption », a déclaré Delia Ferreira Rubio, présidente de Transparency International.

« Alors que les efforts de lutte contre la corruption stagnent et se dégradent, les droits de l’homme et la démocratie sont attaqués. Ce n’est pas une coïncidence. Certains gouvernements continuent de prétexter la pandémie de COVID-19 pour battre en brèche les droits de l’homme et la démocratie, ce qui pourrait conduire à un déclin encore plus marqué dans le monde dans les années à venir », relève l’ONG.

Transparency International note : « Sur les 23 pays dont le score dans l’IPC a sensiblement faibli depuis 2012, 19 voient également leur classement en matière de libertés civiles chuter. En outre, sur les 331 cas d’assassinat de défenseurs des droits humains enregistrés en 2020, 98 % se sont produits dans des pays dont le score dans l’IPC est inférieur à 45. »

Transparency International appelle les gouvernements « à respecter leurs engagements en matière de lutte contre la corruption et de respect des droits de l’homme, et les peuples du monde entier à s’unir pour exiger un changement. »

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